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Nouveau Morceau



ASIAN DUB
FOUNDATION



"No Fun"
(feat. Iggy Pop)


Extrait de l'album:
"Punkara"


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Dimanche 7 octobre 7 07 /10 /Oct 20:15

Les séparations, c'est toujours douloureux, malgré les noms d'oiseaux qu'on s'envoie dans les derniers jours, ce n'est jamais plaisant pour l'une, comme pour l'autre partie. Pourtant il va falloir se faire une raison: Canal+ et moi c'est fini. Oui je sais, dis comme ça, ça peut paraître bizarre de se séparer d'une chaîne. Pour les uns qui ont fait le même choix depuis longtemps, et pour d'autres pour qui la télé « c'est caca boudin je préfère lire des livres ». J'ai voulu y croire, mais c'est la seule solution, vivre avec quelqu'un qui nous fait vivre un enfer quotidien, la situation n'était plus tenable. J'ai voulu rester pour la soutenir, mais les derniers symptômes de sa maladie, des éruptions de gêne cutanée, m'ont fait lâcher prise.

 

Ca avait commencé il y a 8 ans. Après une période où elle errait sans but après une grave amputation de succès – on avait dû débrancher Nulle Part Ailleurs – à enchaîner des petits boulots qui n'ont jamais marché: Une émission Cinéma avec Philippe Vecchi et Isabelle Giordano, Une émission actu avec Emmanuel Chain, Un sous Nulle Part Ailleurs avec Beigbeider... Que de l'alimentaire qui lui permet de payer le loyer, mais jamais de revivre le faste d'antan. Elle ira même jusqu'à se prostituer – quasi gratuitement, les récoltes étant quasiment nulles, son visage ravagé faisait peur à plus d'un client - en faisant une émission avec Maurad, le faux jeune à caquette de 40 ans qui criait sans cesse « PROCHAIN PILOU ». Et puis un jour de Septembre 2004, elle tente l'opération de la dernière chance: une greffe de Grand Journal sous l'égide de son chirurgien fétiche, présent depuis ses premiers pas à la maternité, Michel Denisot. L'opération mis du temps à prendre -débuts balbutiants, rythme bancal- mais ne fut pas un rejet, malgré quelques symptômes étranges comme des mascottes en 3D moches imitées par Didier Gustin. Elle affichait même des premiers résultats plutôt intéressants et encourageants.

 

Les années passèrent, et la greffe a tenu. Se développant même au fil du temps, comme un bras bionique greffé à Steve Austin pour le faire revenir d'entre les morts. La comparaison est juste, Canal revenait de loin, c'était la Steve Austin de la télé: proche de l'encéphalogramme plat financier, il a fallu tout changer, quitte à ne plus en faire quelque chose d'humain. La santé la regagnait. Mais sous cette apparente bonhommie et cette nouvelle jeunesse, se dessinait quelque chose d'encore plus terrible. Cette greffe n'était qu'un vernis couvrant une nouvelle maladie, qui s'étendait à l'ensemble de la chaîne, la contaminant de plus en plus. Ca a commencé avec des apparitions régulières d'Arianne Massenet sur son visage. Canal tenait debout, mais sortait des propos incohérents, qui faisaient échos à des silences gênés, ne sachant quoi répondre face à de tels propos comme « Eva Longoria, faites moi un Guacamole » ou bien « Harrisson Ford quelle est l'actrice la plus sexy avec qui vous ayez tourné ? », Je mettais ça sur le compte de la drogue, mais je sais que par le passé, elle avait toujours plutôt bien tenu le choc, même dans les plus grosses overdoses.

 

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Plus les années passèrent, plus ça empirait. On a même failli atteindre le drame quand sont apparus de courts symptômes inquiétants, comme des crises d'Atmen Kélif ou des poussées de Max Boublil. Crises qui ont heureusement rapidement disparu, mais d'autres ont été plus difficiles à éliminer comme des phases de bande à Fifi assez coriaces. « Tu me dois 20 dollars » répétait-elle tout le temps, en rigolant toute seule. A côté de ça, elle avait gardé des vieux réflexes comme des phases de Guignols et de Groland, prouvant qu'elle en avait encore dans le ventre. Mais hélas, ces crises précédemment citées affectèrent ces réflexes, et d'année en année, ont fini par les affaiblir, en faisant d'eux aujourd'hui des vieux efforts qui n'ont pu être conservés qu'uniquement sous respirateur. Même chose quand à sa voix, autrefois harmonieuse. Elle savait me fredonner des mélodies de Cypress Hill, Foo Fighters, Arno, Compay Segundo, The Cure... Il lui arrivait même de montrer son sexe en chantant devant une foule médusée, juste pour faire rire! Aujourd'hui, sa voix déraille et annône les pires mélodies possibles, et fait régulièrement des bads trip après avoir trop ingurgité de Justin bieber, One Direction ou de groupes de K-Pop. Aussi harmonieux qu'un chat boîteux marchant sur une lame rouillée. Triste. Une fois encore, elle retrouve parfois ses réflexes, mais plus personne ne l'entend. Et je ne parle même pas de ses plaques de Jamel Comedy Club...

 

La greffe continuait à faire illusion, mais pourtant son comportement devenait de plus en plus instable. Ses crises de Massenet s'aggravaient – je me suis terré de honte quand elle a dit qu'elle rendait hommage à Tim Burton avec des chaussettes. On a pourtant plusieurs fois eu des lueurs d'espoirs, comme l'intervention du Docteur Ardisson. Hélas, lui aussi a été atteint par le mal, enchaînant les phases de Guillonite aigüe, passant par des stades assez accablants d'empathie caricaturale, interviewant des SDF de 25 ans en leur parlant comme s'ils étaient débiles, ou donnant même une tribune à une lycéenne qui s'est fait pirater son compte facebook. Autre espoir en train de s'amenuiser, son symptôme du Petit Journal qui a tenu bon, et lui a donné un vrai second souffle, et qui aujourd'hui souffre par moments de « dénonciationnite », se prenant pour une émission faussement militante, oubliant parfois juste d'être drôle.

 

Ce n'est que cette année que j'ai compris qu'il n'y avait plus rien à faire. Que je ne supporterai plus l'affront qu'elle me fait chaque jour. Etait-ce sa faute ? Je culpabilise en me disant que oui, mais c'est l'effroyable vérité, surtout après qu'elle m'ait ramené à la maison des gens comme Stéphane Bak qui me hurlait des blagues de collégiens aux oreilles. Bon sang, ce fut la pire période de notre relation, j'ai failli encourager nos enfants à lui faire des couilles au poteau au collège. On a failli sauver notre couple lorsqu'elle m'annonçait vouloir faire une cure de désintox à la rentrée, pour se débarasser de ses crises de Massenet. J'étais heureux. Mais c'était pour cacher le retour d'une ancienne addiction: celle de Daphné Burki. Autrefois appréciable, les crises de Massenet ont laissé des traces indélébiles, rendant toutes ses crises aussi gênantes. Ce fut de trop. Nos chemins se sont séparés. J'ai de temps en temps la garde du Petit Journal, mais cela n'a pas été une douleur de n'avoir que la garde alternée. Elle a aujourd'hui refait sa vie avec un autre: Direct 8. Les premiers symptômes ne se sont pas fait attendre, la Hanounalzeihmer a fait surface. Les médecins parlent même de traces de Roselyne Bachelot. Tristesse. Je ne l'ai jamais considérée comme subversive, mais juste amusante et intéressante. Aujourd'hui elle rêve de résidences pavillonaires et de vacances à regarder les bateaux des riches sur la Côte d'Azur. Aujourd'hui j'ai un nouveau plan cul, Arte. Mais elle a tendance à me faire un peu mal au crâne parfois.

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Vendredi 20 avril 5 20 /04 /Avr 18:21

Sous ce titre honteusement plagié aux américains (prenez ça comme un hommage, etc, etc, running gag), je sais que vous l'attendiez tous, les bulletins de MVCDLM pour l'élection 2012. Indécis, fouteurs de merde, trolleurs de toute la France, unissons-nous, car un seul programme doit gagner: LE LOL. Les bulletins, sans plus attendre:

 

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Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Lundi 19 mars 1 19 /03 /Mars 12:10

Souvent, pour se vendre, beaucoup de films ont recours à cette horripilante expression qu'est « le film le plus attendu de l'année ». Entendez par là, attendu le plus souvent par des critiques à qui les studios ont soufflé que le réalisateur ça serait le prochain Spielberg. Mais s'il y a bien un film qui pourrait se targuer sans honte et sans mensonge cette mention honorifique, c'est bien lui: « La Vengeance », premier film de l'inénarrable Morsay et de sa troupe de Cli-An-Court. Pour ceux qui seraient restés bloqués sur un dromadaire enfoncé dans la chatte de leur mère, resituons un peu dans quel contexte rocambolesque a accouché ce chef d'oeuvre de cinéma banlieusard.

 

Mohammed Mehadji, alias Morsay est le chef du crew de banlieue Parisienne, les « Truands 2 la Galère ». Venue tout droit de Clignancourt - Clicli pour les intimes – ce crew est très productif, partageant leur temps libre entre la vente de t-shirts à leur effigie et aux slogans raffinés tels que « Jaloux je baise ta femme dans ton lit » et d'albums de raps aussi approximatifs qu'inécoutables (on se souviendra notamment du fameux « On s'en balle les couilles » (sic!) ). Ce sont d'ailleurs ces derniers qui les mettront sous les feux des projecteurs des Internets, notamment du forum 15-18 de jeuxvideo.com, se foutant allègrement de leurs têtes à casquettes. S'en suivront une longue série de mémorables clash/buzz/tweet comme dirait l'ami Morandini entre la bande de Clicli et les membres du dit-forum via diverses vidéos où Morsay et son frère Zéhef souhaitaient introduire divers objets dans le fondement des génitrices sur plusieurs générations de leurs fourbes ennemis (traduction « vous foutre une fusée dans la chatte de vos mères et de vos grand mères sa mère la pute ».)

 

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En céfran dans le texte.

 

Truand 2 la Galère et son leader charismatique n'a finalement existé que via ce navrant spectacle, mais à leur bénéfice, puisque cela a littéralement fait exploser les ventes de leur business de t-shirts. Une chose dont ils sont très fiers, nous allons également y revenir. Et au fur et à mesure de ces vidéos, Morsay lâche une bombe: IL A TOURNÉ UN FILM!!! Non pas qu'il allait le faire, ce n'était pas un projet, il ne cherchait pas de financement, oui, il l'a fait, et on allait voir ce qu'on allait voir! Une date était même déjà arrêtée, le 5 septembre 2011, et une bande annonce a rapidement suivi, pour montrer que c'était pas de la gruge. Le culte était né.

Mais très vite, tout s'emballe. Dans sa tradition de communication via des vidéos Youtube, Morsay commence à multiplier les messages vidéos sur la censure de son film. Marine Le Pen, le Ministère (on apprendra plus tard qu'il s'agissait du ministère du logement!!!) et même carrément les Illuminatis ont déposé plainte pour ne pas que le film voit le jour. Alléchant, ce constat renforce l'attente autour de l'objet interdit. Mais là où il atteint le sublime, c'est la multiplication de vidéos mythomanes toutes plus incroyables les unes que les autres: interview d'un faux directeur « des cinémas de France » (!!!) aux cheveux gras et à la cravate Mickey, fausses conférences de presse et interviews « par des grand(e)s journalistes » (qui ne paraitront jamais) où l'on apprend entre autres que le film était nommé aux Oscars (!!!), ainsi que de sombres histoires de duplicatas du film en Algérie et de compte en Suisse, (l'équipe des Chiffres et des Lettres s'arrache encore les cheveux dessus afin de les comprendre), Sans oublier cette fameuse vidéo où, filmé devant un hotel Parisien, Morsay annonce être à New York où il a vendu son film à « un gros producteur », et où des fans lui ont donné « du Coca gratuit et des gateaux ». La classe. Une manière curieuse mais efficace, de patienter en attendant ce film qui est, du coup, maintes fois repoussé.

 

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Morsay à New York. C'est marqué, donc c'est vrai.

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Le directeur "des cinémas de France". Il a une cravate, donc c'est vrai.

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Morsay en junket Hollywoodien avec "une grande journaliste". Elle a un stylo, donc c'est vrai.

 

On en revient donc à cette notion de film extrêmement attendu: tout le monde avait mis ses zygomatiques à rude épreuve via cet étrange plan marketing, le film alimentait les fantasmes les plus fous, du forumeur lambda au chroniqueur du magazine le plus hype. Repoussé maintes et maintes fois, le graal atterrit enfin sous nos yeux ébahis un dimanche ensoleillé de Février 2012... la veille de sa sortie officielle en DVD! Grosse effervescence sur le Net, le film passe rapidement de main en main, et bien sûr dans celle des infâmes Nanarlandais que nous sommes. Analyse.

 

Tout commence un bel après midi ensoleillé dans la riante bourgade de *public en choeur*CLI-AN-COURT, que Mohammed, son frère et ses amis passent à se cultiver et lire des livres à ne rien foutre. Mais rapidement le ciel s'assombrit, des flics peu sûrs d'eux – baragouinant des « euuuh » entre chaque mot – veulent les contrôler. L'un d'eux, machiavélique, cherche à les piéger, ce que notre Robin des Bois des temps modernes refuse avec véhémence et virilité (= coups de poings dans la gueule et béquilles), ce qui l'amène en garde à vue de 48 heures d'une durée de 24 heures (véridique!) où ils re-pètent les plombs et cassent tout dans le commissariat. Ce qui nous amène à la scène la plus mémorable du film. Et oui déjà. A peine ¼ d'heure s'est écoulé et on est déjà gâtés.

 

Suite à leurs agissements, c'est évidemment la prison qui les attend. Mais qui dit prison, dit procès. Et là je voudrais faire passer un message. Si l'académie des Césars nous lit, qu'elle réserve une place de choix l'année prochaine (cette année les Illuminatis ont fait blocus) pour l'actrice interprétant la juge d'instruction. On a jamais vu un jeu d'acteur pareil: lisant de manière hésitante son texte (littéralement!) en hurlant, ce simple procès en devient complètement surréaliste tellement cet excécrable jeu occupe toute la scène et tous les esprits. L'apogée arrive au moment où Zehef, le frère de Morsay, trouve son pseudonyme par une phrase de cette fameuse juge qui lui indique qu'il a – je cite - « comme on dit chez vous, un regard euuuuh bien Zéhef! ». Dans une interview donnée à des potes de Morsay, cette « grande actrice  française » dixit Morsay indique que ce n'est pas son métier puisqu'elle est « antiquaire à la base ». Sans blague.

 

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Toujours est-il qu'à l'issue de ce procès, Morsay et Zéhef écopent d'une peine de prison, mais, ô miracle, le vilain policier ripou est démasqué et perd son job. Il est donc contraint à la démission et de « rendre sa plaque ». Comme aux Etats-Unis, oui oui. Une scène qui s'achève sur un écriteau qui tombe de manière surprenante «merci à la justice qui condanne le rascisme en france », fautes d'orthorgraphe incluses. Si il devait y avoir une véritable vengeance après ce film, ça serait celle de la langue Française qui prend cher tout du long, via ce genre d'écriteaux, de sous-titres (blancs sur fond blancs, très pratiques à lire), ou même jusqu'au générique. Bescherelle ne fait d'ailleurs pas partie des partenaires du film. Ca se ressent.

 

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Je viens seulement de remarquer la faute du "condanne" avec deux N...

 

Revenons à nos moutons: deux ans plus tard, Morsay et Zehef sortent de prison. C'est à ce moment décisif que naissent les célèbres « truands 2 la galère » par un brainstorming intense et conséquent: Ils sont des truands. Ils sont en galère. Truands 2 la galère. Et voilà. On se complique trop la vie, Morsay et Zehef prônent le « droit au but », la simplification de la vie. Autre preuve, cette scène où Zehef créé le business de t-shirts qui ont fait leur renommée. Allant voir un imprimeur de t-shirts voici comment se monte un business juteux. Jeunes chefs d'entreprises, prenez-en de la graine:

 

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Pourquoi se compliquer avec de la paperasse et des détails juridiques franchement ? Créer un business en 2h est tellement simple.

Mais, vous me dites, le film s'appelle « La Vengeance » et on ne voit toujours pas l'ombre d'une vengeance à l'horizon. Et bien la voici: notre flic ayant perdu son job et toute joie de vivre, trainant dans les rues de la cité à boire et à fumer, il apprend la sortie de prison des 2 lascars qui l'ont fait tomber, décide d'engager une bande de skinheads pour leur faire la peau. Voilà, ça mange pas de pain et ça remplit ses promesses vis-a-vis du titre. Sauf que...


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Le dur métier de figurant.

 

Sauf que voilà, le film dure un peu plus de 2 heures. 2 heures! Pour un film, ça commence déjà à être balaise, surtout quand c'est un premier long, et qui plus est tourné avec les moyens du bord. Et c'est quasiment sans surprise que l'on s'aperçoit que cette histoire de Vengeance doit tenir sur une petite demie heure sur ces 2 heures de métrage. Bout à bout, cette histoire pourrait être rapidement expédiée. Mais alors avec quoi Morsay a bien pu combler l'heure et demie restante. Et bien la réponse est toute simple: lui. C'est bien simple, « La vengeance » est une ode à son créateur et sa marque de fabrique. Via divers saynettes, on découvre la vie de Morsay, ses occupations, sa way of life, ses soss comme on dit dans les tiéquars. Bref, la vie trépidante de Morsay déclinée comme des aventures de Martine: « Morsay va péta au ED » (où il se fait courser par des flics pour un paquet de Pépito), « Morsay drague », « Morsay fait un barbecue », « Morsay deale de la drogue ». Des scènes de comblage au sens propre car il ne s'y passe strictement pas grand chose pour faire avancer l'intrigue, et pas grand chose tout court, comme cette fameuse scène du barbecue où il passe 5 bonnes minutes à checker ses potes. Avec tout ça, on se demande pourquoi Marine Le Pen aurait cherché à interdire ce film, tellement c'est du pain béni pour elle: c'est bien simple, Morsay, et par extension une bonne partie des banlieusards, passent pour des gens arrogants, voleurs, arnaqueurs, mysogines, violents... Bref, du pain béni! Le message véhiculé est un peu curieux, car Morsay passe véritablement pour le dernier des connards, là où son frère Zéhef le pousse à arrêter les conneries, et créé tout seul le business des Truands pendant que son frère vole des Pépito et des Tucs.

 

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Ni vu ni connu j't'embrouille. C'est moi Morsay, le roi du vol en toute discrétion.

 Passons sur l'histoire de la dite Vengeance, déjà pour ne pas spoiler – même s'il n'y a pas grand chose à spoiler - et pour nous concentrer ensuite sur ce qui fait le sel du film. Techniquement, le film est à la hauteur de ce qu'on pouvait espérer: complètement atroce. Tourné avec le camescope de papi, avec une prise de son directe, l'image est dégueulasse, grisatre, et paradoxalement sursaturée. Les dialogues, eux, sont rendus inaudibles par une prise de son à la ramasse, faisant exploser les chambres d'échos et les bruitages parasites aux alentours, en plus d'être à la base incompréhensibles par des phrases insensées (« J'vous niquerai tous de A à Z, moi l'alphabet je le connais peut être pas mais le A et le Z je m'en rappellerai à vie! » ???!?) et lancées à la volée dans le bordel le plus total – quand Morsay ne postillonne pas, au sens propre, ses répliques. Un véritable carnage auditif, et encore je parle même pas des chansons des Truands. Mettant l'accent sur la création du crew des truands 2 la galère, le film est une véritable page de pub géante pour leurs t-shirts que tout le monde, à de rares exceptions près, porte (et ce, 2h seulement après leur sortie de prison!) poussant le vice à faire porter à certains personnages différents t-shirts dans la même journée! Journées qui sont ponctuées sans cesse par des panneaux indiquant l'heure, ce qui n'apporte strictement rien à l'histoire ou à quelconque tension dramatique, puisque absolument rien dans l'histoire ne se joue au timing. La seule utilité sera d'initier votre petit cousin à apprendre à lire l'heure autrement que sur sa Flik Flak péta aux Galeries Lafayette.

*Jingle Pub*

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Aiiiiiiie il en place même une pour son pote Cortex! Les Pyramiiiiides! Brllaaaaaaah!!!!

 

Autres chose assez frappante dans le film, la vision qu'à Morsay des événements et de la retranscription de sa réalité, complètement aberrante et en dehors de notre espace-temps, reflétant bien la mythomanie de ses vidéos postées sur Youtube. On peut citer moult exemples, comme des Skinheads arborant fièrement leurs tatouages au feutres qui pogotent sur... du Skrillex (l'ado à la coupe de flan idole des clubbers teenagers) ou qui se droguent sur... du The Cure (!!!), les flash infos qui relatent avec 24 heures de retard de simples faits divers, des rades dégueulasses qu'il fait passer pour des restos ultra chicos où tu peux venir manger en t-shirt pour boire du champagne à 700 euros, ou bien l'insertion d'un humour bien à lui. Il nous avait prévenu, dans « La Vengeance » il y aurait de tout, de l'action, du drame... et de l'humour. Et à ce niveau, on est franchement gâté. Le gag le plus marquant du film, où Morsay vient dormir chez un pote et passe littéralement 5 bonnes minutes à lui parler de ses pieds qui schlinguent. Un humour de banlieusard en folie que n'auraient pas renié Philippe Clair et autres Max Pécas.

 

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Nous voilà arrivés presque au bout de cette chronique. Que retenir de ce film qui aura fait baver tout amateur de pelloches complètement fucked up que nous sommes avant même d'en voir une seule minute ? Est-ce le nanar contemporain tant attendu ? Et bien... Oui et non. Non, car le film est clairement trop long pour procurer du fun sur la durée. 2H avec pas mal de scènes de remplissage assez lentes. A voir à plusieurs, quelques binouzes à la main, ça passe comme une lettre à la poste. Tout seul, c'est clairement impossible de tenir le coup sans faire autre chose à côté, ou bien sans le mater en plusieurs fois. Le rythme, clairement inégal, ne nous anéantit pas autant qu'on l'aurait espéré, surtout au vu des innombrables vidéos toutes plus mythomanes et hallucinantes les unes que les autres qui ont fleuri avant l'arrivée du film. Mais, cela dit, il a tout à fait sa place parmi les perles de ce site qu'est Nanarland. Le film renferme suffisemment de scènes complètement improbables et de moments qui nous laissent béats par leur bêtise ou leur logique complètement hors du commun des mortels. On se repassera en boucle les scènes de drague ou du tribunal, le discours consternant de bêtise de Morsay, les blagues de pieds qui puent, les crachats de Morsay au ralenti, et surtout on décortiquera son générique de fin.

 

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Car oui, avant de s'achever, Morsay nous laisse un dernier cadeau, un générique de fin complètement aberrant, que même les Zaz n'auraient pas osé imaginé pour leurs parodies. On s'aperçoit en premier lieu qu'il se nomme certaines personnes sous plusieurs pseudos pour gonfler la liste. Mais surtout, en incluant des remerciements complètement improbables comme... des sites de téléchargements illégaux, des chaînes de télé qui ne lui ont sûrement jamais donné le moindre sou, des pays (carrément, des pays en entier!!!), et surtout votre site préféré avec une faute en supplément, rebaptisé pour l'occasion « Manarland »! Le coup de grâce viendra du message final où l'on apprend que les Illuminatis ont « interrompu le film » (??!) et que Morsay est activement recherché par « la Brigade ». Une « brigade » qui n'est pas très performante au vu des dizaines de vidéos que ce dernier poste à longueur de temps, Un nanar qui aurait donc être bien plus huge qu'espéré, mais qui renferme un lot suffisant d'aberrations pour que le nanardeur chevronné ne regrette pas sa vision. C'est un bon début qui laisse espérer des choses encore plus folles pour la suite. Car oui, le générique nous annonce également que la suite est déjà en chantier. Les Illuminatis et Marine Le Pen vont avoir du pain sur la planche.

 

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Manarlandais, sois fier de ta race!

Par Guillaume
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Dimanche 29 janvier 7 29 /01 /Jan 22:05

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Ferme ta gueule et laisse moi parler...
 

Vous avez pu le remarquer, je ne porte pas vraiment les humoristes français dans mon coeur. Pour la plupart, je n'y vois qu'une grosse bande de ringards qui rentrent dans plusieurs catégories: soit leur humour atteint des hauteurs de ringardise, on pourra citer par exemple Anne Roumanoff, Arthur, ou le Theatre des Deux Ânes dont les titres de spectacles (ainsi que les affiches) n'ont rien à envier aux pires heures du cinéma comique franchouillard des années 70/80 à la Max Pécas, et ceux qui essaient tant bien que mal d'imiter leurs homologues anglophoness soit en singeant le stand up américain, comme la bande du Jamel Comedy Club (attention: malgré les apparences, et mon esprit un peu taquin que vous connaissez tous, n'y voyez aucune espèce d'allusion entre "singeant" et "la bande du jamel comedy club". Merci de votre attention.), soit en pompant carrément leurs vannes mots pour mots. Certains réussissent même l'exploit de faire les deux, mais nous ne citerons personne, afin de ne pas nous fâcher avec Gad E. Humoristes anglophones qui, par ce constat déplorable, ont décidé pour certains - comme Eddie Izzard ou Jerry Seinfeld (non n'insistez pas, je ne parlerai pas de Gad E.), depuis quelques années de venir performer chez nous afin de nous sauver de la noyade de cet océan de merde. Et puis il y a Ary Abbittan, humoriste un peu à part dont l'humour consiste à avoir un accent arabe. Pas de faire des blagues hein, juste de faire l'accent arabe. C'est vrai que c'est drôle l'accent arabe, ils sont rigolos ces étrangers, ils parlent pas comme nous.

 

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"Lililili Piréeeeee! Ayayaye!"

Et puis suivant ce constat, on m'a souvent posé la question suivante: "mais alors tu dois bien aimer Stéphane Guillon non ?". Et là c'est le drame. Tel Hulk, je déchire mes vêtements, je fracasse les objets qui passent sous ma main et je cogne des gens. Je deviens ni musclé, ni vert, mais c'est juste un réflexe d'énervement. Perdu, s'il y'en a bien un que je peux encore moins piffrer que les autres, c'est bien ce gros tas de merde de Guillon. Pourtant tout avait pas trop mal démarré. Son exposition médiatique ayant explosé chez Stéphane Bern sur Canal (personne ne se souvient de ses passages sur Comédie), il brossait des portraits un peu acides des invités. C'était loin d'être révolutionnaire ou bien "ouf gueudin", mais pourquoi pas. Mais très vite, tout bascule, des invités se plaignant et surtout une capacité des téléspectateurs à s'indigner pour pas grand chose, Guillon devient vite l'humoriste "qui dérange", qui y va pas de main morte, qui "hohoho bah dis donc vous y allez fort hein" (à lire avec la voix de Morandini qui convulse de gloussements parce qu'il vient d'entendre une blague du Théatre des 2 ânes sur la taille de Sarkozy). L'apothéose viendra alors de ses chroniques matinales sur France Inter, avec la fameuse chronique sur DSK.
 

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A partir de là, plus rien ne va arrêter Guillon sur sa nouvelle stratégie de comm: "attention, c'est moi le rebelle, et si t'es pas d'accord, t'es qu'un Sarkozyste qui veut me faire tomber". Car ce qui a tant fait parler sur cette chronique ou deux trois autres comme celle sur Eric Besson (car concrètement oui, on n'aura retenu que celles-ci), c'est que les personnes visées ont réagi. Mais pas grand monde n'a pensé à se pencher sur le texte d'un vide assez abyssal, où il assenait que DSK était un quetard, souligné par des vannes que Bigard (un pote à lui, comme quoi, il n y a pas de hasard) lui-même n'aurait pas reniées. Et puis vient le drame, il se fait virer de France Inter. Pour lui ça ne fait aucun doute: c'est Sarkozy. L'immonde président que à côté Kim Jong Il c'était un G.O. du Club Med. Il avait pas de preuves, mais c'était Sarkozy. Il s'est pas dit qu'un président en exercice avait autre chose à foutre que de s'occuper d'un chroniqueur radio, mais c'était lui. Un stagiaire d'un employé de la section sonorisation de France Culture lui a dit que c'était chaud pour son grade à l'Elysée, alors c'était lui.

Depuis lors, il n'aura de cesse que de traquer son ennemi juré sur un chemin parsemé d'embûches, brandissant le poing sur son fier destrier, menant la lutte contre l'infâme censure française dont il fait l'objet, afin de lui transpercer le coeur avec son épée tel Aragorn défiant Sauron (les plus geek d'entre vous me diront que ça n'a rien à voir car si l'on se fie aux pages 457 et 458 du bouquin... Allez chier). Comprenez par là: squatter 90% plateaux télé pour venir chouiner sur son éviction de France Inter, et ce depuis plus de 2 ans. Quête qui n'est pas prête de prendre fin, puisqu'un bouquin sur le même sujet (c'est vous dire s'il l'a pas digéré) n'est même pas encore sorti à ce jour.
 

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D'après Guillon, voilà à quoi ressemble l'agenda de Sarkozy  (cliquez pour agrandir)

 

Voilà précisément ce que je vomis chez lui: sa chouinasserie incessante envers une censure qui n'existe pas (et quand bien même elle existerait, passe à autre chose mon gars, t'as les moyens psychologiques de t'en remettre je pense...). Outre le fait que 9 blagues sur 10 ne sont absolument pas drôles et prévisibles (il suffit de jeter un oeil à sa chronique hebdo chez Ardisson, ou pourrait limite sortir un jeu de hasard type loto pour deviner les blagues qu'il va sortir), le fait de se présenter comme un rebelle obligatoire contre un problème qui n'existe pas anihile toute crédibilité à cette posture. Encore un exemple récent de cette situation avec la suppression d'une affiche pour les dernières de son spectacle ne cachant pas ses difficile relations avec l'acutel président... Peu importe que la RATP ait expliqué qu'elle n'accepte pas les pubs orientant les choix politiques (règle un peu débile mais bon, c'est comme ça), peu importe toutes les justifications que la RATP peut apporter, c'est forcément faux, de la censure et de l'infâme propagande Sarkozyste. Le net s'est affolé et est allé même parlé de soutien (!) à l'humoriste. Une affiche de publicité supprimée, c'est vrai que c'est super dur! On doit difficlement s'en remettre. Créons des comités de soutiens contre les publicités opprimées c'est dégueulasse. Une réaction d'ailleurs assez surprenante, quand on sait que d'habitude les gens pestent contre la publicité, n'acceptent pas de se faire dicter leurs comportements... là par contre, censurer une pub devient l'acte le plus horrible à leurs yeux. Mais bon passons, on n'est plus à une contradiction près de l'esprit collectif. Une publicité à la base destinée à la région Parisienne, destinée donc à la vue de "seulement" quelques millions de paire d'yeux. Mais à cause de l'infâme censure communiste de la Kommandantur de l'Elysée, la France entière aura vue cette pub (voire même mieux, aura boosté les locations des places), et ce pour pas un rond. Soit Sarkozy adore Guillon en secret, soit c'est la méthode de censure la plus conne de la terre.
 

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Quitte à en faire des tonnes comme lui, autant y aller franchement hein...


Le pire, c'est qu'il commence à faire des petits, comme par exemple Sofia Aram, sa remplaçante (comme quoi l'infâme dictature Sarkozyste n'est pas prête de gagner la 3ème guerre mondiale avec des méthodes de répression aussi pourries) qui commence à adopter la même méthode comme on a pu le voir récemment lors de sa récente chronique (là aussi pas terrible et loin d'être si subversive...). sur Nadine Morano, qu'elle annonçait à coup de grandes mimiques et de grimaces qui nous disaient qu'elle avait pas peur et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Evidemment il y a eu "polémique" (je vous renvoie à ce que je dis sur la chronique de Guillon sur DSK), et Sofia Aram est venue nous vendre sa rebelle attitude sur les plateaux télés, alors que son humour est aussi inoffensif qu'un chaton auquel on aurait coupé les griffes (et remplacé par des Dragibus). Mais ne nous méprenons pas, je ne suis ABSOLUMENT PAS CONTRE l'humour sur le pouvoir politique en place (car j'entends déjà ici des Bretons me traiter de Sarkozyste ou de grand orateur fasciste), l'humour qui bouscule, qui provoque les pensées, etc... Au contraire, c'est quelque chose de sain, et de vraiment drôle quand c'est bien foutu. Non, le véritable problème ici, ce sont les personnes qui incarnent cette catégorie d'humour en France: des gens arrogants, qui pensent que la critique à leur encontre n'est qu'une soumission au pouvoir (Cf. le passage de Guillon chez Ruquier dont la seule réponse qu'il avait aux critiques était une imitation de Montebourg), exagèrent une situation qui n'est pas dramatique du tout, ou qui font toute une montagne sur des choses qui sont désormais loin derrière. Et puis surtout, ce ne sont pas des gens très drôles au final, c'est ça l'essentiel. Le pire, c'est que le niveau de l'humour provoquant en France est tel, ainsi que le seul de tolérance du public, que ces artistes en sont devenus les portes étendards officiels juste parce qu'ils ont dit un jour que "Lol Sarko il é peti et DSK il bèz tou ceu kil trouv PTDR".
 

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Pour conclure, un petit bonus, un billet de "Guilloto" (cliquez sur l'image pour agrandir), et ainsi tenter votre chance toutes les semaines de gagner l'intégrale d'Alain Soral. Bonne chance à tous!

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(Ca commence à se voir que je ne sais quasiment jamais comment finir mes articles, non ?)

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Dimanche 27 novembre 7 27 /11 /Nov 13:13
Plutôt que de vous faire un article long comme le bras à propos de mon expérience sur le dernier one-man show d'Arthur, je vous propose de partager une petite partie de ma souffrance. Enjoy...


Les leçons de rire d'Arthur par Yatta-Man
NB: petite erreur à la fin dans le nom du site pour télécharger la musique, il s'agissait en fait de http://musiqueapproximative.net
Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Vendredi 14 octobre 5 14 /10 /Oct 22:12

Oui je sais. j'ai pas mis à jour depuis un moment. Oui je sais je le dis à chaque fois. Oui je sais je reprends une idée que j'ai déjà fait. Oui je sais... Mais bon quand on tient une bonne idée, on ne la lâche pas. Tu n'as rien à faire ce week end ? Tu as 1 euro à dépenser ? Tu n'as pas de conviction politique, mais tu aimerais quand même participer à la démocratie de ton beau pays ? MVCDLM te sauve à nouveau la mise. Il est ptêt pas souvent là, mais quand il est là, il te rend bien service, mais ça évidemment tu ne t'en soucie même pas ingrat. Mais je ne suis pas rancunier va, voici toute une nouvelle série de bulletins à glisser dans les urnes socialo-gaucho-trotskistes de ce week end. Have fun (oui je maîtrise l'anglais, oui). Si l'envie de prendre une photo de ton vote te gagne, c'est encore mieux.

 

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Attention cascade, un bulletin double-face:

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Variante:

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Mardi 9 août 2 09 /08 /Août 21:03

 

En plein milieu de l'été, la saison des festivals bat son plein. Ces dernières années, les festivals ont fleuri aussi vite que les cratères acnéens sur la peau de la plupart de leur public (poussant la similitude pour certains à exploser en pleine gloire). Petit cours d'Histoire, on se souvient que la folie des festivals a débuté dans les années 60 grâce à ces putains de hippies qui étaient venus partouzer à 50.000 dans la boue. A l'époque, une grosse envie de se rassembler et exprimer leur refus du système consumériste! Hors de question de se laisser envahir par une pléthore de marques et de serviteurs du grand Capital, on vient juste écouter de la musique à plusieurs en faisant passer le oinj, mais avec personne sur la corde à linge, le concept de propreté n'étant jamais parvenu jusque chez les hippies.

 

Aujourd'hui, un festival, c'est tout l'inverse: il y a bien plus de sponsors sur l'affiche que de noms d'artistes sur le line-up, et la moindre goutte de boue entraîne l'annulation pure et simple du festival, le licenciement des 4897 personnes qui travaillaient dessus, le rayage de la carte du site, sa désinfection, sa reconstruction, pour à nouveau le détruire, et ainsi construire un centre commercial Carrefour. Mais qu'importe cet état d'esprit consumériste, moi perso, j'aime bien les festoches, c'est souvent cool, on vient voir des concerts sympas, et il y a une bonne ambiance. Les stands de sponsors, il suffit de ne pas y aller. Toutefois, si j'apprécie grandement les festivals, il y a toujours un élément  perturbateur qui fait toujours me dire que la fête pourrait être encore mieux, je veux bien sûr parler du festivalier. Plutôt paradoxal quand on se rend dans un festival, je vous l'accorde. Si ça ne tenait qu'à moi, je kidnapperai les groupes que j'aime pour les obliger à chanter dans ma cave, uniquement pour moi, indéfiniment jusqu'à ce que mort s'en suive. J'appelerai ça le "Joseph Fritz festival". Mais en attendant la réalisation de ce beau projet, les festivals se déroulent donc en étant obligés d'attirer des dizaines de milliers de tocards, que l'on est obligés de supporter, et dont je m'en vais vous démontrer les 5 points essentiels de leurs nuisances:

 

1°/ Le festivalier Bulldozer

 

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Les 3/4 des festivaliers se déplacent à plusieurs, mais comme le festivalier est légèrement con, son troupeau n'arrive jamais entier, ni à la même heure. L'heure est donc venue pour lui de dégainer son signe de reconnaissance préféré, le portable et sa main, et de hurler - à cause du son élevé, le festivalier pensant se rendre sans doute au festival du chant d'oiseau de Montargis - sa phrase magique "TÉOULA ? LEVE TA MAIN POUR QUE JE TE VOIE!!!" Evidemment, quand il essaie de repérer cette dite main, il lui est impossible pour lui de la repérer car évidemment, des milliers d'autres congénères font la même chose, soit à cause du concert, ou bien parce que ses collègues procèdent aussi à ce rite de repérage débile. Sur cet échec cuisant, il ne se démonte pas, et lance sa deuxième phrase de ce dialecte qui lui est propre "BONBADIMOUAOUTÉ!". Une fois l'accolyte alcolique (on y reviendra) repéré - après moults répétitions, les oiseaux de Montargis se faisant décidément bruyants -, le festivalier, accompagné par une partie de ses fidèles compagnons, vont donc fendre la foule pour rejoindre sa tribu de rockeurs de néant-dertals. Mais quand je dis fendre, je devrai plutôt dire déchirer, voire écarteler, la troupe du festivalier faisant fi de toute discrétion et de politesse, il fonce dans le tas sans ménagement laissant derrière lui toute une traînée de "Ho! Mais enfin! PUTAIN (ça c'est moi)" qu'il n'aura de toutes façons pas entendu.

 

 

2°/ Le festivalier sportif

 

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Autre plaisir du festivalier, s'adonner au sport pendant toute la durée du festival. Et plus particulièrement le sport de lancer. Le festivalier sportif est donc toujours armé d'un gobelet, souvent rempli, et donc par conséquent quelque peu éméché - le festivalier bourré, lui, croupit par terre en train de dormir, et sur lequel on espère qu'un troupeau de festivaliers bulldozer va se casser lamentablement la gueule. Vous voyez donc où je veux en venir, et avez sûrement déjà dû apercevoir ce comportement légèrement incompréhensible - quand on sait le prix d'une boisson sur un festoche - celui de lancer sa bière sur le public, que la tête d'un membre chanceux de cette foule aura le privilège d'accueillir. Auparavant, lancer sa boisson était une tentative désespérée du festivalier d'afficher son désaccord avec la programmation musicale en cours (en d'autres termes: virer le connard qui est sur scène), mais depuis que les lourdes canettes ont été remplacées par des gobelets tout légers, difficile de satisfaire cet acte de rébellion. Du coup, est-ce par tentative désespérée d'atteindre la scène, ou purement par stupidité (perso j'ai ma petite idée), que l'on voit très fréquemment des goblets pleins voler au dessus de la foule ? Dans le cas de la seconde option, ces connards feraient mieux de s'inscrire aux championnats du monde des poids lourdingues pour se faire tripoter par Nelson Montfort dans les vestiaires au lieu de venir nous faire chier en balançant leur Houblon dans la gueule.

 

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3°/ Le festivalier narcissique

 

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Quand un festival se met à gagner du fric, il investit dans une chose bien pratique, des écrans géants, permettant à ceux se trouvant derrière la régie, et ne voulant pas adopter la technique du bulldozer décrite plus haut, de tout de même voir ce qui se passe sur la scène, plutôt que de voir ce qui peut ressembler à un haricot mexicain (lors d'un concert de Brigitte Fontaine, on parlera plutôt alors d'une noix de pécan) gigoter sur scène des 789 mètres de distance où il se trouve. La mauvaise idée, c'est de vouloir filmer les festivaliers pour qu'ils aient leur demi seconde de gloire, et ainsi que l'on puisse admirer leur connerie dans toute leur splendeur une fois la caméra posée sur eux. Le jeune festivalier, va approcher alors son groin à 2 cm de l'objectif en faisant tout un tas de signes avec les doigts dont lui seul connaît l'existence. La jeune festivalière elle, va se mettre à sourire ,bêtement, en se cachant dans ses petits poings pendant que ses copines jeunes festivalieres la fracassent de coup de poings - pour bien lui signifier que c'est elle sur l'écran -, expliquant la hausse significative de violence et de bleus sur les peaux adolescentes durant l'été. Les festivals sont la 3ème cause mondiale de violence chez les jeunes, mais le gouvernement ne fait rien contre. Quand interviendront-ils ? Quand des voitures brulées slameront dans le public ? Bref... Et puis il y a le fameux carton, sur lesquels on inscrit la dernière blague carambar que l'on trouve, une private joke qui n'a alors aucun intérêt puisque personne ne comprendra ou bien des références à un groupe - qui, des fois, n'est même pas programmé - tellement obscure que personne ne la comprendra non plus, donc sans intérêt si ce n'est étaler sa culture dont tout le monde se contrebranle. On passera aussi sur les gens déguisés, pour qui se déguiser se résume à une perruque fluo, des lunettes de soleil et un chapeau rigolo. Tout cela donne donc lieu à un concours de vacuité assez exaspérant, puisque tout cet étalage relevant souvent de la private joke se retrouve grossi 1000 fois à la loupe, et entraîne un irrespect assez gonflant d'une partie du public, qui n'en n'a désormais plus rien à foutre du concert, et guette le passage des caméras afin de pouvoir faire son saut perrileux arrière sur un dé à coudre, comme il l'avait promis à son copain Dédé.

 

 

4°/ Le festivalier Breton

 

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Putain mais foutez-nous la paix.

 

Si un festavlier breton peut facilement se fondre dans la masse avec tout cet étalage d'alcool, lui donnant l'occasion de passer pour n'importe quel quidam, ce dernier ne peut cependant pas s'empêcher de te rappeler à toi, qui n'en n'a rien à foutre, qui est venu voir des concerts, ses origines avinées. Comment ? EN SE TRIMBALLANT AVEC UN PUTAIN DE DRAPEAU BRETON! TOUJOURS! TOUT LE TEMPS! Si encore ce drapeau lui faisait seulement office de vêtement de fortune, ça irait, mais ce connard ne peut à chaque fois s'empêcher de brandir et d'agiter son putain morceau de tissu à tous les concerts, et ce pendant tout le long.  En plus de t'empêcher de voir une partie du concert, il t'impose l'info la plus inutile qui soit, à savoir qu'il est un PUTAIN DE BRETON, donnant par la même l'envie d'aller lui casser la gueule uniquement pour cette raison, là où il aurait pû être un festivalier lambda. RAAAAAH MAIS TA GUEULE. REMBALLE TON REGIONALISME A LA NOIX QUI N'INTERESSE QUE TA PROPRE FACE DE BOUFFEUR DE GALETTE. A noter que très souvent le festivalier Breton, par conséquent, cumule toutes les tares évoquées plus haut. Comme il aime bien montrer son drapeau à tout le monde, il traverse la foule de long en large, la bière à la main (normal c'est un breton) , probable qu'il s'adonne également au lancer de bière, et qui plus est, il ne peut s'empêcher de montrer son drapeau aux caméras que tout le monde a déjà vu PUISQUE QU'IL LE BRANDIT CONSTAMMENT ET QU'IL ZIGUE ZAGUE SANS ARRET DANS LA FOULE. A noter que ces dernières années, le drapeau Breton connaît la concurrence du drapeau de la Grande-Bretagne (comme quoi c'est toujours les Bretons qui emmerdent le monde), que tous les teenagers se plaisent à brandir parce que la Grande Bretagne c'est trop cool depuis qu'ils ont vu un épisode de Skins et écouté un album d'Oasis.

 

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5°/ Le festivalier 2.0

 

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Mais en plus de faire chier DANS le festival, le festivalier fait maintenant chier EN DEHORS. Avant, pendant, après, l'avènement des réseaux sociaux dans la communication a entraîné l'apparition des festivaliers casse-couilles qui ont leur avis sur tout. A l'instar des supporters de foot qui pensent être meilleurs sélectionneurs que l'officiel, les festivaliers, eux, pensent être meilleurs programmateurs que les organisateurs. Au départ ça part d'une intention plutôt humaine, souhaiter que tel ou tel groupe vienne dans sa région reculée, que même le commandant Cousteau il y aurait pas amarré le Calypso. Et donc ce dernier le fait savoir sur la page facebook officielle du festival. Soit. Mais déjà rien que cet acte anodin entraîne une déception sur cette même page, déception qui s'adresse aux organisateurs, sous entendant qu'ils ont fait de la merde et qu'ils auraient pu l'écouter quand même. Le palier au-dessus consiste à râler une fois les premiers noms annoncés. Qu'importe qu'il y ait 3 noms sur 40: CA SERA NUL! "Il" le sait d'avance, lui et ses goûts musicaux très sûrs. Il ne viendra pas cette année, le festival étant pour lui tombé très bas! Bon nul doute qu'il changera d'avis lors de la programmation complète ou qu'il persistera malgré les quolibets sachant son erreur, rien n'y change: en un nom, l'expert musical 2.0 sait si le festival sera bien ou pas. Et puis il y a celui qui n'est jamais content: avant l'annonce des premiers noms, aux premiers noms, à la programmation complète, rien n'est bien. le festival est devenu définitivement trop commercial pour lui, malgré les 9000€ de forfaits claqués dans les 10 éditions précédentes qui étaient déjà, de toutes façons, "moins bien qu'avant hein". Ce n'est plus SON festival. Et oui, pour beaucoup, le festival leur appartient: qu'importe s'ils ne travaillent pas dessus, qu'importe s'ils n'investissent pas des centaines de milliers d'euros dedans, qu'importe s'ils ne négocient pas avec les groupes pour les faire venir, c'est LEUR festival, et non celui des organisateurs qui ont sué sang et eau pour le leur offrir, LEUR festival, parce qu'ils dépensent 90€ dans le forfait nom de nom! Qu'importe aussi si un festival n'est bien que si la programmation l'intéresse, il a décidé qu'il irait tous les ans ici, et pas ailleurs, là où il pourrait apprécier les groupes qu'il aime, alors c'est SON festival! On ne soupçonne jamais la richesse des gens à posséder de telles choses.

 

 

Que voilà un portrait bien noir que je dresse de tous ces casses-couilles. Après tout, c'est vrai, ils ne sont pas tous comme ça, et ne représentent qu'un infime pourcentage du public. Mais si je parle de tout ça, c'est qu'on a TOUS eu affaire à eux si on a fait un jour fait un festival. Ce sont toujours les moins nombreux qui font chier tout le monde, alors après tout ce n'est que rendre la monnaie de leur pièce. Et même si ça ne changera rien pour les années à venir, ça défoule toujours, auteur, comme lecteur ayant subi tout cela. Sur ce je vous laisse, je vais bouffer un Kouign Amann bien brûlant sur la tête d'un breton, dont le drapeau me servira de serviette. Et je filmerai. pour le fun. Bonne soirée.

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Dimanche 24 juillet 7 24 /07 /Juil 11:36

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Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Lundi 6 juin 1 06 /06 /Juin 23:31

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Nous les Français, on est quand même les rois des buzz des Internets. Bon d'accord, on a 9 fois sur 10 juste 5 ans de retard, comme par exemple penser que les lip dub c'est encore trop drôle (même si c'est un truc complètement faisandé depuis le début), notamment chez les jeunes catholiques, ou, dans la même veine, de penser que dès que c'est en chanson c'est jeune/top coolitude, comme par exemple cette comédie musicale à chier par terre montée par des élèves d'une école d'ingénierie Brestoise qui chantonnent approximativement les différents points de leur plaquette de communication (le lire nous aura suffit, merci) pour nous dire que leur barbecue en béton il est quand même super cool que tu peux y faire cuire des trucs dedans. Non seulement pour des ingénieurs ils auraient pu se fabriquer un auto-tune pour qu'on puisse croire qu'ils chantent bien, mais en plus ils auraient pu écrire des vraies chansons, car ils entonnent littéralement un descriptif publicitaire. C'est limite s'ils chantent pas le numéro de téléphone, l'adresse e-mail et le nom de l'imprimeur. A la fin ils ont foutu des pom pom girls pour faire croire qu'ils sont comme aux Etats Unis des USA mais au final tu sens bien qu'ils dépassent pas le niveau d'un concours de majorette en gymnase dans le Connecticut.

 

Mais des fois,on fait des trucs pas trop honteux. Bon, faut comprendre par là, filmé avec une caméra dont le prix vaut 3 fois celui de ton canapé, avec une équipe technique dont le salaire ne dépasse pas celui d'un coussin de ton canapé, pour pas que ça ressemble à un West Side Story du Finistère. Et parmi l'un des derniers en date, on trouve "Raelsan" le nouveau clip d'Orelsan, le rappeur qui avait davantage fait parler de lui il y a deux ans pour une chanson provoc bas de plafond que pour l'ensemble de son oeuvre (le fameux "Sale Pute" où il déclare vouloir "Marie Trintigner" son ex qui l'a cocufié. Subtil.) que les exaspérantes associations féministes, habituées à soulever les polémiques les plus inutiles dans le combat pour l'égalité des femmes, se sont empressées de dénoncer parce que ça devait remplir leur quota d'apparition médiatique annuel. D'un avis personnel, je n'ai absolument rien contre Orelsan, il y a 100 fois pire que lui, il se démerde plutôt pas mal, mais l'espèce d'enthousiasme débordant qui l'entoure me laisse un peu perplexe, tant cela reste toutefois musicalement anecdotique. Ce nouveau clip ne déroge pas à la règle (enfin à ma règle, pour pas qu'un commentaire vienne me péter les burnes sur "OUAIS ET T'Y CONNAIS QUOI EN RAP D'ABORD". Ok calme toi jeune fan prévisible, cela n'engage QUE moi. Rassuré ? Tu veux un choco ?), c'est pas nul, mais c'est assez anecdotique, y'a pas de véritable mélodie ou flow accrocheur. Mais tout le monde semble plus qu'adorer. Soit. Mais bon, là n'est pas où je veux attirer votre attention aujourd'hui... Oui ce fut long comme mise en matière, mais laisse moi développer maint... Non mais laisse moi développer BORDEL, NON MAIS TU VAS ME LAISSER PARLER OUI ? LES FRANCAIS ONT LE DROIT DE SAVOIR MONSIEUR.

 

Ce qui m'a surtout interpellé dans ce clip c'est... Mais c'est qui le mec qu'on voit dans le clip ? Sérieusement c'est Orelsan, CA ? Celui qui veut qu'on lui suce la bite pour la Saint-Valentin ? Ca n'a pas l'air de vous choquer de premier abord, mais Orelsan il ya deux ans, il ressemblait à ça:

 

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"Wesh, j'représente pour ma campagne! UN-QUATRE EN FORCE"

 

Ca ne vous a pas surpris vous ce total changement de look ? Avant, Teddy americain, casquette New Era à visière rigide et baskets à languette apparente, la parfaite panoplie du petit lascar qui fait "wesh ma gueule" avant même que tu lui dises bonjour. Bref, le look qui fait peur à ta grand-mère. Aujourd'hui, on a cet espèce de look un peu branchouille, qui passe essentiellement par une repousse (oui ça se dit pas, ferme ta gueule) totale de la surface capillaire, laissant apparaître une vague chevelue du plus bel effet, pour faire plus propre, menton complètement rasé qu'on peut se voir dedans tellement ça brille, et un petit manteau noir  acheté chez H&M des plus discrets. Un look pour plaire à ta grand-mère, voire limite de lui faire l'amour, pour montrer que le rap il sait aussi être gentil et offrir des fleurs. Il s'agit pourtant bel et bien de la même personne. Il a tout simplement dû gagner le casting de "Nouveau Look pour une nouvelle vie" sur M6.

 

oreldouardo

 

Je plaisante, il n'empêche que c'est très certainement le but de l'opération (de changer de vie, pas d'aller faire le mariole sur M6 avec des coachs gay). Dans son morceau, il évoque clairement le fait qu'il a failli arrêter de faire son tour de chant («J'voulais tout plaquer quitter le son/ J'ai presque abandonné sans faire ma deuxième livraison»), très certainement dû à l'épisode "Sale Pute". A partir de là s'amorce peu à peu une métamorphose: laissons tomber le côté Bad Guy pour celui du rappeur hipster que tout le monde en dira du bien dans les inrocks et Femme actuelle. Refonte totale du look top moumoute qui fera oublier son rap agressif qui transpirait auparavant par la simple vue de son look, et légère réorientation de son créneau musicale On avait déjà eu les prémices de ce résultat l'année dernière via un duo avec Toxic Avenger, DJ de son état, où le changement de look pour un côté plus branché avait déjà fait son apparition, le tout dans un clip rempli jusqu'à la lie de références high-tech-hipster-2.0-de-mon-cul dans chaque recoin de l'image, et musique électro à mort, tranchant nettement avec le son très ghetto de ses précédentes productions (outre les titres cités ci-avant, un autre titre moins connu, vantait les mérites de la boisson alcolisée qu'on se trimballe en bouteille plastique en bas des cités, pour l'avoir vu en live à cette époque, on est très loin de cet univers lisse qu'il arbore aujourd'hui). Un son plus électro qu'on retrouve d'ailleurs dans ce nouveau titre que présente ce clip. Un changement d'ailleurs que les journaux n'auront pas manqué de remarquer également, comme le prouvent ces deux couvertures, datant respectivement de 2009 et 2011:

 

tasvumagazine galaxart

Avant/Après

 

Après tout ce n'est pas du tout une critique, et je conçois même très bien ce changement d'orientation, ce ne sera ni le premier ni le dernier à le faire, et après tout ce changement s'inscrit dans une continuité assez cohérente. Tant qu'il ne se compromet pas dans tout et n'importe quelle croûte pour aller plaire jusqu'à même le lectorat du journal de Mickey moi je n'ai rien à y redi...

 

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OH-PU-TAIN. Ah ouais alors là, non je... ouais non je sais pas là... J'ai comme... une espèce de doute. Là c'est quand même un peu ratisser trop large là. Jena Lee c'est quand même le fond du fond panier en matière d'écriture, que même un myopathe il aurait plus de chance à faire le même temps qu'Usain Bolt à un 100m (bon ok, 50m... 20 ?...) que Jena Lee en a d'écrire une chanson subtile et mélodieuse. On parle quand même d'une meuf dont l'un des derniers morceaux consiste à un name dropping de toutes les dernières séries américaines à la mode, ce qui est à peu près aussi plaisant à écouter Liane Foly qui imite Muriel Robin qui imite Catherine Laborde. On parle d'une chanteuse qu'on a nommé ambassadrice du EMO R'N'B ce qui a à peu près autant de sens qu'un... qu'un... MERDE QU'UN TRUC QU'A PAS DE SENS (oui là, j'ai pas eu d'idées drôle. Si tu en trouves une, prends un stylo et inscris là sur ton écran sur l'espace suivant prévu à cet effet: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  Envoie nous ta proposition à l'adresse qui s'inscrit en bas de ton écran, tu auras gagné). Ok Orelsan veut se racheter auprès du public féminin, mais qu'il fasse gaffe, je suis pas sûr que passer de "Suce ma bite ou j'te fracasse" à la drague de la petite soeur de 12 ans soit plus valorisant pour lui dans l'affaire!

 

Bon au final, je le redis, je n'ai vraiment rien contre Orelsan, il a pas toujours été très finaud, et le buzz positif autour de lui me laisse pantois, mais il y a très certainement plus insupportable que lui, malgré des écarts artistiques très... discutables. Ce tour de passe passe vestimentaire et capillaire est quand même très intéressant à noter, plus que le clip en lui-même, et le nouveau morceau, véritables symboles de nouveaux publics à conquérir, comme une étude de marché. L'agent d'Orelsan planche déjà sur l'étape d'après, pour faire à nouveau évoluer son public. On souhaitera donc bonne chance au nouveau groupe d'Orelsan quand celui-ci verra le jour, comme le montre ce visuel provisoire:

 

ambiguouslygaytrio

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Dimanche 15 mai 7 15 /05 /Mai 23:22

http://almostdumb.com/wp-content/uploads/2011/04/i-have-no-idea-what-im-doing.jpg

 

Putain déjà 4 mois depuis mon flamboyant dernier article sur ce fabuleux film de comédie musicale banlieue friendly qui a d'ailleurs probablement eu plus de succès que le film lui-même, vu son viandage assez incroyable au box-office (160000 entrées à peine, resté seulement 2 semaines à l'affiche). J'étais pourtant persuadé que moins de temps s'était écoulé, alors que je m'étais promis (à moi, hein pas à vous, faut pas déconner) de me botter le cul et d'être plus régulier sur ce blog. Faut croire que j'y arriverai jamais. A force de le dire, ça en deviendra même un mème (ne me fais pas remarquer cette affreuse répétition ou cet article s'arrêtera tout de suite et tu viendras encore chouiner en commentaires et sur facebook de me bouger le cul!), coincé entre le keyboard cat et une banane qui parle dans l'espace (en forme de chat).

 

Des fois des choses nous titillent, des fois on a envie de prendre la plume, et puis fuck off, le sujet est déjà périmé, facebook s'en est déjà gaussé mille fois, twitter a déjà fait le tour en une heure, et Tania Bruna Rosso en fera une chronique dans 3 mois ("vous avez vu ce qu'il a fait Kanye West aux MTV awards ? hihihihihihi"), et puis soudain, paf, le sujet en or à côté duquel on ne peut pas rester muet. Le genre de truc tellement scandaleux que le bloggeur anonyme que je suis ne peut laisser passer, laissant exclamer sa voix parmi les 35489678 autres blogs satiriques existants afin de ne pas faire du tout évoluer les choses, mais que ça fait bien d'en rigoler quand même.

 

On a eu droit à pleins de choses marrantes ces deux dernières semaines: la mort de Ben Laden. Trop facile. Les aventures sexuelles de DSK. Mmh, mieux, mais Guillon l'a déjà fait (et va le refaire sur les 18 prochains mois à venir). Veet qui sort une campagne de pub totalement foireuse à base de minou et de chatte rasée, la retirant aussitôt à cause des moqueries et des assimilations douteuses ? On tient quelque chose là. Mais ce n'est pas suffisant.

 

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Nikos Aliagas qui sort un livre de photos ?

 

STOP! C'EST BON NE TOUCHES PLUS A RIEN! ON TIENT LE MASTERPIECE DE LA NEWS EN BOIS.

 

Oui ami lecteur, tu as bien lu, Nikos va sortir un livre (déjà ça c'est marrant lui qui peut te pondre 3 syntaxes de grammaire différentes dans une même lettre de l'alphabet) de photos. Oui oui. Comme Robert Doisneau, et tous ses autres confrères. Et si tu ne connais pas ce nom, tu peux retourner à ton livre de coloriage pour crayon blanc (aux éditions Albinos). Tu ne me crois pas ? Soit. Et bien voilà la couverture:

 

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Ouais Nikos tout court. Parce que Nikos il est cool tu vois, c'est un artiste maintenant, ça fait plus cool branché hipster. Et voilà le travail. Nikos est photograaaaaaphe. Ce qui sera maintenant amusant d'observer, ce sera les crises de convulsions à répétition chez tous les amateurs d'art qui arpenteront les rayons "Art et photographie" des librairies lorsqu'ils tomberont dessus juste à côté du dernier recueil de Richard Avedon. Déjà rien que ce constat est assez cocasse. Maintenant il y a un détail dont je n'ai pas parlé, et qui rend la chose encore plus amusante. Rejette un oeil à la couverture. Y'a pas un truc qui te choque ? Que tient Nikos entre les mains ? Et voilà le double effet Kiss Kool. Nikos sort un livre de photos d'IPHONE. DE PHOTOS D'UN PUTAIN DE PORTABLE BORDEL.

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas, notre ami Grec poste régulièrement sur son twitter des photos qu'il prend sur le vif avec son Iphone. Des photos de tout, de n'importe quoi. Son reflet dans une glace ? Pof photo. Son gateau d'anniversaire ? Clic Clac, dans la boîte. Il pousse même le vice à se prendre en photo avec un vrai appareil photo histoire qu'on pense qu'il ne nous prend pas pour des teubés et que c'est un vrai photographe quoi. Mieux: il se prend même parfois en photo avec un appareil photo, à côté d'une oeuvre d'art. Alors hein merde, tu vois que c'est un artiste le Nikos! C'est pas parce qu'il présente des shows avec des chanteurs dont les Q.I. additionés composent le nombre de vues dans une pellicule argentique et des news people comme la fausse couche de Rose Laurens qu'il est pas culturé, hein! Alors quoi merde. C'est pas comme certains qui se vantent d'avoir un coach en culture générale pour briller en soirée parce qu'ils sont cons comme une bite (par respect pour cette personne nous préserverons son anonyma en ne citant que son prénom: Arthur).

 

Non mais sans déconner quoi. Quelle escroquerie. Repensons juste un seul instant aux photographes, ceux qui ont bâti leur réputation en bossant, qui ont acquis une technique qui donne lieu a des clichés magnifiques, qui resteront à jamais dans l'histoire. Ils se sont fait chier à apprivoiser les lumières, à tenter des cadres audacieux, des mises en scènes léchées. Désormais, il y a fort à parier que leur métier, leur art et leur travail soient désormais assimilés à un animateur télé qui dégaine sont portable 8 méga pixel quand il voit Charlie l'éléphant au zoo de Vincennes, en mettant l'application "Vintage Polaroïd" que même un mec sans bras il peut faire des photos qui rend artistique tout contre jour dégueulasse.

 

Prenons un exemple, le photographe Richard Avedon, et cet auto-portrait:

 

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Je prend l'exemple de l'auto portrait pour la photo "sur le vif" qu'affectionne notre Robert Doisneau du pays de la Moussaka. Difficile de dire si il a "travaillé" sa photo, mais on sent via ce cliché que sa maîtrise du sujet lui permet tout de même de penser à certains détails avant de d'immortaliser l'image: qu'est-ce qu'on peut voir à l'image, si l'image va être convenable, etc... Malgré certains paramètres qu'il a dû évaluer dans sa tête, la photo est tout à fait naturelle, et tout à fait dans la lignée de son travail, malgré le fait qu'elle ait été prise sur l'instant.

 

Maintenant...

 

... prenons un autoportrait de Nikos. Par exemple celui-ci:

 

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Qu'est-ce que le spectateur ressent en voyant une telle image. Et bien ceci:

 

"Hé putain! Hé! Hé! Johnny! Ca alors! Qu'est-ce que tu fais là! Haha ouais moi aussi, j'adore leurs travers de porcs, ils sont tellement chanmé... Non rien laisse c'est des expressions de jeunes. Ca avance ton projet d'album avec Booba ? J'ai hâte d'entendre la version finale de la maquette de ton titre là "Rock N' Roll dans ta chatte". Mais laisse les critiques c'est des cons. Ho hé, regarde, j'ai mon nouvel Iphone, trop cool hein ? On peut faire des photos avec le truc de ouf. Tiens hé on va faire une photo, je vais mettre sur twitter... Tou-i-tteur. Laisse, un truc de jeune comme moi... Tiens on va demander au serveur. Hé monsieur, vous pouvez me prendre en photo, moi ET MON POTE JOHNNY ? Ouais parce qu'on est potes, vous vous rendez compte du privilège que vous avez ? Allez, vite faut que je twitte ça, allez, 1, 2, 3... DUCK FACE! Non laisse, encore un truc de jeune. Ouais allez c'est ça on se rappelle! Tchao!  Allez, application noir et blanc, contour pelloche, et le tour est joué, ça twitte direct keskiya! Allez, je file j'ai un rendez-vous chez mon éditeur. Haha un bouquin de photos, qu'est-ce que je peux leur vendre quand même."

 

Ce genre de projet, ça me fait penser aux animaux rigolos qu'on nous montre régulièrement dans les émissions du type "Incroyable mais vrai" ou "Les images délirantes des Internets" (LOL UN CHAT QUI FAIT DU PIANO MAIS OU VONT ILS CHERCHER TOUT CA!!!) qui font des peintures avec leur cul ou des amas d'excréments séchés qu'on fait passer pour de la sculpture. Bah là c'est pareil, on a ceux qui travaillent la photographie, et celui qu'on vient voir parce qu'on trouve amusant de le voir faire des photos de son caca.

 

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Donc voilà, ce n'est pas un livre qui revient sur le travail de photographe du dictionnaire monosyllabique sur pattes, mais bien un album photo de luxe que l'on retrouvera rapidement sur les étals des vide-greniers d'ici quelques mois à côté des autres livres tels que "Christophe Maé: un artiste passionné" et autres "Lorie: mes plus belles croûtes de pieds (un livre offert par Astrapi)". Heureusement que le pourcentage de la population célèbre est infime: imaginez que l'on croûle sous les recueils de photos miroir/duckface de myspace et autres compilations de photos facebook de bébés et de fêtes ringardes. Se limiter aux restes du gâteau d'anniversaire de Nikos suffira largement, merci.

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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