La Playlist

Nouveau Morceau



ASIAN DUB
FOUNDATION



"No Fun"
(feat. Iggy Pop)


Extrait de l'album:
"Punkara"


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Derniers Commentaires

Mardi 10 mars 2009
Oui, tu as bien vu. Deux mises à jour en deux jour. Je sais, tu ne vas pas t'en remettre. Mais là j'ai besoin de ton aide. Faut que je sache si c'est moi qui suis parano, ou bien s'il ne s'agit que d'une coicidence incroyable. Je regardais distraitement la télé, je faisais pas trop gaffe. Quand soudain, la pub. Pareil j'y fait pas trop gaffe... jusqu'a une pub. Une pub pour l'école de commerce: l'ISEG. Malgré l'apparente banalité de cette publicité, quelque chose retient mon attention. Mais je n'arrive pas encore à déterminer quoi. Mais regardez plutôt (non je ne ferai pas la vanne des Nuls que tout le monde a repiquée, à savoir mettre la photo du chien de Mickey):


Publicité ISEG Groupe
envoyé par ionis

Rien de particulier me direz-vous... Pourtant... Je reste toujours sur cette impression bizarre... Il y a quelque chose de particulier dans cette pub. Ne retrouvant pas quoi, je retourne égorger des chatons. Puis la pub repasse à nouveau. Quand soudain. Le déclic. Comme beaucoup d'entre vous, je me fais¨importer des séries américaines inédites par un cousin. On a tous le même avouez-le. Vous savez, ces cousins qui s'appellent Bill Torrence ou Yves Mule... Bref, quel rapport me direz-vous. Et bien le voici. Vous vous faites peut être importer depuis Septembre une série intitulée Fringe, une nouvelle excellente série fantastique diffusée sur la Fox. Vous ne voyez toujours pas le rapport ? Et bien voici le générique de Fringe, et vous allez comprendre:


Fringe Opening
envoyé par mekosx

Alors... C'est moi qui suis fou, ou bien c'est de la repompe totale ? Oui hein. Je ne suis donc pas fou.

Alors je m'adresse à toi compositeur anonyme qui a fait la musique de cette pub. Tu croyais sincèrement pouvoir nous baiser, hein ? Tu crois être le seul à regarder la télé américaine ? Fais gaffe mon gars, je vais t'envoyer une riposte judiciaire graduée dans ta gueule, tu vas comprendre ta douleur. Car on nous la fait pas à nous. Les petits faussaires dans ton genre, moi je les traque jusque dans leur trou. Tiens le toi pour dit (et là j'peux vous dire que ça fouette des miquettes dans toutes les agences publicitaires de France).

Morandini, si tu me lis, je t'offre ce scoop. C'est cadeau. Enfin, cadeau... je prends que les chèques. Merci.
Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Mardi 10 mars 2009
La rebel-attitude jusqu'au moindre détail: un doigt d'honneur tout en jouant de la guitare.
Quel rebelle ce Damien.



Il est 23 heures passées. Et je devrai bosser. Seulement je n'y arrive pas. Déjà parce que je suis une grosse feignasse. Mais surtout parce que je reste traumatisé depuis deux semaines par la prestation de notre ami Damien Saez aux pathétiques victoires de la musique. Cérémonie que je n'ai pas eu la chance de voir en live, et quel dommage, car elle nous aura donné son lot de surprises. Entre autres surprises, j'ai failli faire une attaque en découvrant que le meilleur artiste électro de l'année était Martin Solveig. L'horreur. On a échappé à Laurent Wolf ou Caravan Palace... J'arrive pas encore à me déterminer si ça me rassure ou m'inquiète...

Mais comme chaque année, on a eu droit à notre artiste qui dénonce. Celui qui arrive avec son papier sur scène (froissé, pour montrer qu'il est un vrai artiste qui peut écrire sur ses genoux) pour balancer ses quatre vérités à la face du monde, et repartir après s'affaler dans son canapé à manger des chips Lays devant les Experts Miami, saitsfait du devoir accompli. Et cette année, le boulot fut accompli par notre ami Damien Saez qui marquait son grand retour dans cette cérémonie. Et à l'annonce de son nom, on savait qu'on allait pas être déçus.

Car oui, ça n'est pas la première fois qu'il marque cette soirée de son empreinte. Car souvenez-vous (ou plutôt non, c'est assez pénible comme souvenir), il y a quelques années déjà, il nous avait déjà gratifiés de sa présence, bonnet vissé sur la tête et papier à la main, déjà (on ne saura toutefois pas ce qui y sera écrit), avec ses amis lascars wesh wesh avec des sweats à capuche, pour nous chanter son tube "Jeune et con" (on ne fera pas de vannes, ça ne serait que trop facile), mais à l'américaine, à savoir en rajoutant le refrain de "Stan" célèbre tube de Eminem. Quel intérêt d'un tel ajout, cela reste encore un mystère. On retiendra aussi ce magnifique discours sans queue ni tête -"trop de guerres, trop de mac donalds, trop de restaus du coeurs, trop de merde à la télévision" (un éclair de lucidité sur sa prestation)- qu'il crache littéralement à la gueule de l'assistance, comme si elle était responsable de ce qu'il était censé dénoncer. Vous savez, le méchant public qui ne fait rien face au gentil chanteur qui crie sa haine parce qu'il est un rebelle quoi. Bon comme l'assistance il donne pas ses sous aux clodos dans la rue, mais au moins il chante qu'ils en ont pas des sous, et c'est déjà ça hein.

Et après ça plus rien. On ne l'a plus revu. Damien Saez s'est fait voler sa place de chanteur démago par Cali. Le pyrénéen fou-fou qui saute en chantant parce qu'il a du poil à gratter dans son slip. Avec un candidat pareil, la ceinture du championnat du monde du démago chantant catégorie poids lourdingue n'est pas restée longtemps autour du torse du jeune interprète: affichage avec Ségolène Royal, prestations pitoyable à la télé (on se souviendra de son passage chez Ruquier où il ne répondait aux critiques qu'en foutant en l'air les fiches des chroniqueurs, quelle classe), et tournage pour le cinéma d'une merde qui se déroule dans un cirque (pourtant là où il y a le mot "cirque" quelque part, ça cache quelque chose de suspect, mais si en plus on rajoute le mot "Cali"...)... Cali avait tous les atouts en mains pour décrocher ce titre tant convoité. Mais Damien décida de ne pas se laisser faire, et prépara minitieusement son retour.

Puisqu'il avait tant brillé aux victoires, il avait décidé de refaire le même coup. Ca a marché une fois, pourquoi pas deux. Saez (j'ai failli écrire Cali, comme quoi, ils devraient faire un duo ces deux là... Putain qu'est-ce que je dis pas là... Un duo Saez/Cali... J'ai encore trop de choses à vivre), donc est arrivé à nouveau sur la scène, papier à la main, prêt à nous culpabiliser. Et c'est parti, on commence par un poème aux syntaxes plus qu'approximatives. Mes soupçons qui me venaient à l'esprit quand à la provenance de son cahier, à savoir de ses années de maternelles, commencent à se confirmer. Il nous parle de pétrole, de mines, de frigo vide et de bagnoles. 'A rien compris. Bref passons, puis il se coince à nouveau le doigt dans sa guitare. Cet homme est malchanceux, car ça lui arrive à chaque fois qu'il chante. C'est bien d'essayer Damien, mais demande d'avoir un guitariste, qu'on puisse profiter de ta vraie voix. Puis il achève sa chanson à nouveau sur un discours complètement décousu où il nous parle de banques, de Total et de ses 12 milliards de bénéfices. J'ai pas bien compris ce qu'il leur reprochait justement à Total. Il est jaloux ? Il en veut une part ? Il peut écrire à Thierry Desmarest, je pense qu'il lui donnera une action avec plaisir si c'est ça. S'en suit une autre liste de dénonciations purement gratuites en prenant le public à partie, alors que bon, il est pas à une réunion des actionnaires de Vivendi là. Voilà. Ca a duré 10 (vraies) minutes, et puis lui et Cali sont partis se renifler le derrière en coulisses.

Mon cher Damien, tu es bien gentil. Mais s'il te plait, juste une chose, pas bien grave, s'il te plaît. Ferme ta bouche. Si tu trouves que la société est méchante, c'est pas nous qu'il faut engueuler hein. Parce que c'est effrayant avec quelle force tu engueules un public qui n'a rien demandé et n'est pas responsable de ce que tu dénonces. Si tu veux vraiment te rendre utile, je sais pas, essaye de créer une manifestation, un mouvement populaire, engage toi, va chier sur le paillasson de Total même. Mais bouge, fais du concret. Parce que si tu te contentes juste de débiter des facilités avec la finesse d'un écolier de CE2 pour que tout le monde se branle sur ton cas le lendemain dans la presse, ça n'a aucun intérêt, et on préfère regarder Cali sautiller du cul avec des sans papiers. C'est tout aussi énervant, mais au moins c'est rigolo des noirs et un chevelu qui sautent.

Bon je range mon papier froissé, je crois que ça commence à déteindre...

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Mardi 3 mars 2009
Salut les jeunes.

Oui je sais, mises à jour en retard, tout ça, machin, blabli blabla.

J'en ai conscience, mais (surtout) l'inspiration et le temps ne sont pas forcément avec moi en ce moment... *mélodie au violon* dans cette petite cabane en bois qui me sert d'abri, et... ce cochon d'inde mort dans sa roue en plastique qui me sert de modem 56k...

Bref tout ça pour dire que le blog sera mis à jour quand j'en aurai envie jeune voyou. Et cela te paraitra sûrement paradoxal avec ce que j'vais t'annoncer là maintenant, tout de suite.

J'ouvre un nouveau blog.

Oui.

Alors que je pense même pas à mettre à jour celui-ci.

Je suis un gueudin, je sais.

Un nouveau blog, donc. Complètement différent de celui-ci, où il ne sera point question de gaudriole et de méchanceté, mais où je vais faire mon faux journaliste culturel dans le but de concurrencer Télérama.

Et comme je présente mieux ce blog, sur celui-ci (c'est assez compréhensible comme phrase ?), je vous invite à vous y rendre tout de suite:


Donc ici, que de la chronique, de l'analyse et de l'avis très personnel, mais sans méchanceté. Ce qui nous amène a notre sujet suivant.

Je vais répondre au commentaire de je ne sais plus qui dans l'article "Double fatwa" (flemme de mettre le lien, vous savez où checker). Alors voilà:

Je me prends pour quelqu'un qui a juste un avis. Je n'oblige personne à être d'accord (j'attends d'ailleurs que tu me cites le passage où j'oblige le lecteur à l'être). J'exprime mon avis de la manière que je le souhaite. Je trouve que c'est ultra-mauvais, oui, et je vois pas pourquoi je prendrai des gants alors qu'il y a une chance sur 10000 que les personnes concernées lisent mon blog. Et entre nous, ça ne t'arrive jamais de critiquer de manière virulente quelque chose ? Non, sûrerment, sinon tu ne viendrai pas me le reprocher. Que j'aimerai avoir ta vie parfaite.

Sur la forme, ça te paraitra sans doute surprenant, mais je construis mon avis, quitte à être parfois un peu vulgaire. Même si à la base, je cherche avant tout à faire des textes humoristiques, mes avis sont argumentés et je trouve ça infiniment plus respectueux (puisque tu me demandes si je connais le respect) que des centaines d'avis de 4 lignes sur des forums ou encore "Allociné" par exemple, véritables ramassis de conneries non-argumentées et mal orthorgraphiées. Après la vulgarité (que je n'utilise pas tout le temps cela dit), j'y vois ça comme de l'humour. Evidemment que je trouve ultra-mauvais ce dont je parle, mais après voilà ça ne me touche pas plus que ça, c'est juste histoire d'exprimer un avis et de le souligner, et de faire en sorte que ça me fasse rire moi et ceux qui me lisent. Après que ça te fasse pas rire, je le comprends tout à fait, t'es pas le premier. Mais ça me fait toujours halluciner des mecs qui m'engueulent alors que c'est juste un avis comme tant d'autres, et comme certains, dont même toi, pourraient avoir devant un film, une émission ou que sais-je encore, et que ça n'engage que moi. On me reproche d'être méchant, parce que "bouh caca faut pas, pas bien". L'humour est essentiellement basé sur ce qu'on critique, non ? enfin perso je le perçoit souvent comme ça.

Je ne vois pas ce qui peut vous mettre en rogne, car je ne force vraiment personne à être d'accord. D'ailleurs es-tu d'avantage respectueux en me disant que j'ai des idées à la con ? Il y aurait donc des idées meilleures que d'autres ? Des idées qu'il ne faudrait pas avoir ? Théorie intéressante. QU'on soit pas d'accord avec ce que je dis, soit, et dans ce cas là je préfèrerai cent fois lire un avis contraire argumenté. Par contre, qu'on vienne m'engueuler en me demandant si j'ai pas honte de penser tel ou tel truc, je trouve ça juste complètement ridicule, et me conforte dans ma manière de tenir mon blog.

Voilà, j'espère que ça aura répondu à ton interrogation.

Pour les autres, je vous aime. Surtout si vous visitez mon autre blog comme vous visitez celui-ci.

Et comme je sais que vous allez le faire (hein que vous allez le faire), je vais mettre MVCDLM à jour dans la semaine, en commentant comme il se doit la prestation de notre ami Damien Saez aux victoires de la musique. Un texte méchant. Comme vous l'aimez. Sauf un.
Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Lundi 5 janvier 2009
Oui je sais ça fait deux mois que j'ai pas mis mon blog à jour (que le temps passe vite...). J'fais c'que j'peux.

Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Mardi 18 novembre 2008
Bon alors là, faut que j'extériorise, sinon je vais finir par frapper quelqu'un. Alors que tout le monde en a après la crise monétaire ou les nouvelless chansons de Bertrand Cantat, perso j'ai envie de m'en prendre à d'autres gibiers.


A MORT LES PUBLICITAIRES DROGUÉS



Que l'on soit bien clair, je ne suis clairement pas un anti pub. Ces espèces de connards faussement rebelles qui trouvent que la publicité asservit le bas peuple à la solde de la machinerie capitaliste et rend pas beau le paysage urbain. Si dans le fond, ils n'ont pas tout à fait tort, on ne peut clairement qu'avoir envie de leur enfoncer leurs bombes de graffitis bien profondément dans le tréfond de leur trou du cul, tellement le seul moyen qu'ils ont trouvé pour lutter contre la pub est d'inonder les essaces publicitaires (et accessoirement ce qu'il y a autour au cas où on n'aurait pas pigé) de vieux tags moisis à la bombe de peinture orange moche à base de slogans basiques et ridicules comme "la publicité, c'est pas bien" ou "Jacques Séguéla = Caca". Là où certains de leurs homologues  américains font preuve d'originalité en détournant les publicités de base grâce à de malins trompes-l'oeil, les anti-pubs français se résument à des actions de militantisme naze en rendant encore plus moche l'espace urbain qu'ils considèrent déjà comme amochés. Passons cette intro en forme de parenthèse "j'aime pas les gens" pour dire que, parfois, ce sont les publicitaires qui méritent qu'on leur fasse manger leur ordinateur portable entre leurs ratiches. J'en veux pour preuve l'immonde publicité pour les produits laitiers qui tourne depuis plusieurs mois sur nos écrans, et dont la direction artistique m'échappe totalement, si ce n'est que je ne vois qu'une seule explication: l'absorption massive de la totalité des médicaments de la pharmacie de Samy Nacéri. Pour ceux qui ne regardent pas la télé, je leur explique en gros: Une vache géante se caresse les pis, pendant qu'une tripotée de squelette nains dansent une espèce de prière indienne tout autour, le tout sur un remix immonde de Staying Alive à base de voix déformées en vocoder et accélérées au maximum que les machines de déformation peuvent le permettre L'un d'eux semble ne pas se sentir super bien. Pendant que les squelettes nains dansent, des produits laitiers sortent des pis de la vache (!), dont nos amis monstres se goinfrent allègrement. Tous sauf un: notre ami mourant qui tourne de l'oeil au fur et à mesure que les insupportables secondes de cette publicité avancent. Pendant ce temps là, à force de se masturber, la vache éjacule du lait, et transforme la scène en bukkake géant. Le squelette anémique n'y a toujours pas droit, et se trouve être à l'article de la mort. C'est alors que ses amis le transportent vers la vache, et se met à lui têter les pis. Les autres squelettes continuent leur danse vaudou, apparition du slogan, fin. Ouf... J'arrive même pas à croire ce que je viens d'écrire, et pourtant c'est exactement ce que je viens de décrire (bon peut être pour le bukkake, j'exagère un peu... Je parlerai plutôt de gang bang laitier). Glauque et horripilant. Mais sérieusement, comment le cerveau d'un être humain normalement constitué peut sortir une horreur pareille ? Comme un publicitaire normal peut imaginer un tel concept pour vendre un produit ? Comment une coopérative laitière peut-elle, en supplément, accepter que son image soit véhiculée par ce délire hippie sous bad trip ? J'ai sérieusement envie de casser la gueule aux responsables de cette horreur, tellement l'incompréhension et l'énervement s'emparent de moi à la vision de cette chose qui n'a aucun sens. C'est pourquoi mes frères et mes soeurs, je préconise l'envoi massif de lait en poudre à la coopérative laitière et l'agence de publicité (qui s'appelle "La Chose", ça ne s'invente pas...) responsable de cette horreur, afin de remplacer le coke qui circule un peu trop dans leurs narines. Ce ne sera sûrement pas moins nocif, mais au moins on est surs qu'ils en crèveront.



A MORT LUC BESSON



Alors là, non. Je dis stop. Il faut arrêter Luc Besson. Par tous les moyens. Si je suis plutôt prêt à prendre sa défense en tant que réalisateur (après tout il a plutôt réussi son ambition de s'investir dans des films de divertissement plutôt agréables dans l'ensemble), en tant que producteur, le constat est loin de provoquer chez moi le même sentiment. Ca m'est venu du soir où j'ai maté le plus mauvais film de ma vie: Yamakasi. Une espèce d'horrible sous-téléfilm démago à la moralité gerbante (voler et agresser c'est trop cool quand il s'agit de sauver des enfants qui n'écoutent pas ce qu'on leur dit) au jeu d'acteurs aussi charismatique qu'un escargot collé au sol. Si il a également produit des films qui semblent plutôt bons (il paraît que Trois Enterrements  (de Tommy Lee Jones) est très bon, et 15 Août est un sympathique passe temps), Besson s'est , la plupart du temps, vautré grassement dans le divertissement banlieusard de bas étage tels que Yamakasi donc, les Taxi, dont la qualité n'aura cessé de chuter du niveau aussi peu haut qu'il n'était déjà, ou encore le sans doute trop fabuleux Banlieue 13 (dont le prochain volet (pompeusement intitulée "Banlieue 13 Ultimatum") est en tournage!). Mais là je crois qu'on explose tout. Besson veut donc se tourner vers la comédie populaire, et à donc mis dans un shaker tout ce qu'il y a de plus populaire en ce moment (enfin... ça l'était jusqu'au bide de la pièce de Bigard (Monsieur moustaches ou un truc comme ça))... Ca nous donne donc l'équation suivante: Bigard + Samantha Oups + Luc Besson = LE MISSIONAIRE. Déjà, appeler un film "Le Missionaire" avec Bigard, c'est une autoroute à tous les chroniqueurs sans imagination (qui a dit Arianne Massenet ?) pour demander à ce dernier si c'est à cause du titre qu'on a fait appel à lui ("Alors Bigard dans Le Missionaire, hohoho, à quand le 69, héhéhé"). Mais en plus de lui rajouter le mec de l'insupportable série Samantha Oups comme Sidekick comique, cela nous laisse penser à une prochaine émeute dans les banlieues que le gros Luc affectionne tant (et on ne pourra pas leur donner tort). Le tout réalisé par un total inconnu, qui s'avère surement être une fois de plus un de ses anciens larbins piochés au hasard sur un de ses films. Je crois que rien que pour ça, Luc Besson mérite d'être attaché en bas d'une cage d'escalier d'une barre HLM en criant "Le rap est une musique de tarlouzes et Joey Starr suce des bites", et s'enfuir (Note après édit: j'arrive même pas à croire que j'ai pu faire une faute pareille...) en laissant faire la nature. Je crois que vous serez encore plus d'accord en voyant la bande annonce de ce même film ci-dessous. Ah, et au passage, le graphiste de sa boîte de prod mériterait le même sort pour nous servir à chaque fois la même affiche de détourages réalisés à la machette sur fond bleu ciel fluo. Allelujah.


Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Mardi 4 novembre 2008


En France, on est un peu les champions de l'inutile. Tenez par exemple, en ce moment c'est les élections américaines. Oui je sais, on dit "CE SONT les élections américaines", mais c'est une manière habile de gagner une ligne en rajoutant cette phrase (ah et au passage, j't'emmerde). Bref, les élections présidentielles chez les big mac, et ça intéresse beaucoup les Français. Ca les intéresse à un point qu'on pourrait presque croire que ça se passe chez nous. Limite, ça provoque plus de ferveur que nos propres élections. Sondages à gogo pour savoir pour qui on voterait si on était américain (et donc un aveu d'inutilité du sondage par ce "si on était..."), déploiement de banderoles et autres panneaux publicitaires en faveur de Barack Obama, des débats municipaux pour nous expliquer pourquoi le maire de votre ville soutient tel candidat (véridique ça s'est passé pas plus tard qu'hier dans une banlieue proche de chez wam. Une photo dans le journal était sous titrée "Le maire réaffirme son soutient à Barack Obama". Pfffouuu heureusement qu'il est là lui, que serait devenu le candidat démocrate sans ce soutien d'un maire banlieusard normand... On ne le soulignera jamais assez si jamais il gagne, ce soutien aura été déterminant, mais monsieur le maire saura rester modeste.). Même les groupes que l'on croyait enterrés au fin fond des limbes du hit parade resurgissent tels des zombies d'un clip de Micheal Jackson. C'est ainsi que la Compagnie Créole s'apprète à sortir un single en faveur de Barack Obama. Heureusement qu'il n'est pas candidat en France, car avec tout ça, il aurait pu se terrer chez lui de honte.

Et puis il y a les initiatives des différents médias français. Duplex, directs, analyses, recette de hamburgers chez Joel Robuchon, tout y passe. La meilleure initiative (ou la plus drôle dirons nous) vient de Canal+, qui a dépêché sur place, à New York, toute l'équipe du Grand Journal de Michel Denisot pour analyser à chaud toute l'actu électorale. Car oui, c'est chez Denisot que tout se passe, le grand anchorman français associé à son équipe de fins analystes tels qu'Arianne Massenet ou Louise Bourgouin vont nous en mettre plein la vue... à nous... oui, que à nous...

Car en effet, la fine équipe est déjà arrivée sur place depuis ce soir, et a commencé leur série d'émissions spéciales "iouessaie", et on n'a pas étés déçus, ah ça non. Car le moins qu'on puisse dire, c'est que s'ils comptent nous en foutre plein la tronche à nous, simples français, les ricains eux, doivent encore s'en relaxer les muscles fasciaux à force de rire. Depuis 15 jours, Denisot communiquait sur ce grand évènement pour son magazine, et avait bien souligné qu'ils avaient loué un studio dans New York, là où sont tournées la quasi totalité des grands shows du pays. Et quand on voit la gueule du studio, sûrement bricolé avec deux ou trois fonds de tiroir de décors télévisés des années 80, on en vient à se demander si le studio météo de NBC n'est pas plus grand que la cave  d'otage colombien dans laquelle on les a placés. Sans compter sur la magnifique débauche d'effets spéciaux dont ils ont fait preuve, comme par exemple les jingles à l'américaine qu'ils se sont construits vite fait en un après midi sous Adobe Première à partir de stock shots de la ville de New York récupérés gratuitement à la mairie. Plans municipaux qui doivent dater, car en cherchant bien, je suis sûr qu'on peut encore y voir le Wolrd Trade Center. Un écran en "forme" de fenêtre a aussi été placé juste derrière Michel Denisot, pour bien montrer que le Grand Journal, c'est une fenêtre ouverte de sur le monde de New York. Ils ont donc placé une caméra sur la grande rue, là, avec les batiments qui ont plein de pubs en néon, et ont laissé tourner pour faire croire que le studio donne directement dessus. Sauf que leur effet est régulièrement foiré par des passants relous qui ne peuvent s'empêcher de s'arrêter pile poil devant la caméra, laissant apparaître leur gros cul devant la fenêtre du studio de Denisot ouvert de sûr le monde de sur New York. L'effet le plus magistral est sans doute l'ascenceur de sitcom AB productions par lequel arrivent les invités, et notamment la porte en carton qui ne s'ouvre pas correctement et qui ondule quand le technicien qui la tire derrière le mur s'y prend comme un manche. On passera aussi sur la qualité de la retransmission de l'image, absolument dégueulasse, qui donnait l'impression de regarder au travers d'un verre sale. Bref, de gros gros moyens américains... mais à la française quoi.

Niveau invités, là encore, j'me suis bien poilé. Même chose, Denisot durant les 15 derniers jours vantait le fait de pouvoir débaucher sur place les plus grands analystes américains et hommes de médias pour commenter la situation. Soit. Premier invité: Dominique de Villepin! Ah bah bravo les grands analystes américains! Si c'était pour inviter Dominique De Villepin, autant rester à Paris et éviter de prendre l'avion qui déverse du C02 de dedans de l'air qui tue les pandas, déboise la forêt amazonienne et vole les mobylettes.
Bref, inviter les mêmes qu'on aurait invité en France mais juste pour flamber et dire qu'on est en live de New York City, t'as vu! Bon je suis tout de même légèrement mauvaise langue, puisqu'ils ont quand même reçu par la suite l'ancien porte parole de Bush, un correspondant du New York Times et un autre journaliste dont j'ai oublié le nom. Je ne m'en excuserai pas, puisque je sais qu'il ne me lit pas. Connard. Mais heureusement, l'émission tenant sur presque deux heures, j'ai quand même eu droit à ma cerise sur le gâteau. Connaissant leur capacité à récupérer avec 6 mois de retard toutes les modes du net, j'avais sorti la semaine dernière pour blaguer "Hahaha tu vas voir, parmi leurs grands analystes ils vont recevoir Obama Girl hahaha!" (vous savez, la meuf à gros nichons qui a fait des clips de soutiens à Obama avec sa langue). Et ben vous savez quoi ?... PARFAITEMENT! ILS L'ONT FAIT! Ils ont invité Obama Girl sur le plateau, hahaha, j'en suis pas revenue de celle là... Qui sait, peut être recevront ils demain Tina Fey, la comédienne qui se déguise en Sarah Palin dans le Saturday Night Live...

Et notre équipe de vaillants journalistes me direz-vous ? Et bien... égaux à eux même, avec quelques nouveautés. Pour faire américain, désormais, Denisot arrive sur le plateau, et n'est plus le cul vissé sur sa chaise dès les premières notes du génériques. Il ouvre la porte de manière fracassante, et épuisé par ce geste, se traîne mollement jusqu'à sa chaîse où une équipe médicale l'attend sur place pour le placer sous respirateurs (oui je suis pute gratuitement, je l'aime bien Michel... mais que voulez vous, ça me faisait rire de la mettre cette vanne...). Pour faire encore plus américain, ils font venir Mouloud de la même manière que Denisot - l'équipe médicale en moins - pas moins de deux fois. Pourquoi deux fois au lieu de le faire rester à table durant l'émission  (vu que c'est sûrement celui qui sort les questions les plus pertinentes) ? Ben ça, ça reste un mystère... Peut être que, comme ils doivent faire américains, comme c'est le plus gros, ça marquera d'avantage l'esprit des autochtones. Autre utilité: faire venir la miss météo... Oui j'ai pas compris non plus. Mais bon c'est bien, ça lui fait des vacances gratuites. Ils ont recruté aussi Anne Sinclair, dont je m'abstiendrait de tout commentaire graveleux sur son mari tellement ça serait facile. On dira que c'est une occupation qui doit l'empêcher de déprimer actuellement. Bon et puis y' Ali Baddou, toujours aussi chiant, même en américain. Et là vous vous dites... J'ai oublié quelqu'un... Mais oui! La dernière, mais non des moindres, j'ai nommée Arianne Massenet! Avec elle, on peut difficilement dire si ce qui sort de sa bouche est dû au Jet Lag ou non. Ainsi, elle a proposé une super rubrique à l'une des invitées en plateau, Kristin Scott Thomas (une autre grande analyste politique américaine, comme chacun sait), de choisir quel acteur américain faisait le mieux le président au cinéma! Superbe. Magnifique. Change pas Arianne. Bon évidemment, sa super rubrique fut pourrie par tout le monde autour de la table puisque tout le monde lui a répondu Martin Sheen dans la série "The West Wing" ("À la Maison Blanche" en VF). Ca l'a vexée puisqu'elle voulait que des gens qui ont joué dans des films! Pour finir, elle nous a sorti la meilleure question de l'émission, qui était adressée à Moby: "Aux Etats Unis tout le monde soutient quasiment Obama. Si on soutient Mac Cain... c'est pas un peu la honte ?" Et quand on traverse l'Atlantique pour aller poser des questions aussi connes à des américains qui n'en demandaient pas tant, c'est pas un peu la honte ? Bon je m'arrête là sinon ma soeur va encore me dire que je suis trop méchant avec Arianne Massenet, hahaha!

Bref, si vous voulez bien vous fendre la gueule, ne ratez pas les aventures de la bande à Denisot à New York jusqu'a mercredi soir. Enfin une bonne émission comique à la télé!




SINON :

- Le PDG de Skyrock se fait condamner à un an de taule (ferme) pour des affaires de partouze sur mineure dans une secte. Trop lol.

- La grand mère d'Obama meurt la veille de l'élection. Quand il s'agit de concevoir des plans marketing, on peut pas dire que les américains font les choses à moitié.

- C'est pas un peu de la merde la saison 3 de Heroes ?
Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Vendredi 24 octobre 2008
AVANT PROPOS

Cette semaine ami lecteur, on va dire que j'ai pas trop le temps de faire fonctionner ma matière grise pour te faire loler ta race. Alors pour que tu sois pas trop déçu, voici une chonique d'un film qui a été réalisée pour le forum du site nanarland, le site préféré de Monsieur Poulpe. Donc pour ceux qui y trainent et qui l'ont déjà lue, bah tant pis pour vos gueules. Pour ceux qui ont une vie sociale, régalez-vous. Ca vous permet d'avoir une bonne mise à jour sans que je me crève le cul.

Merci, bonsoir.


A NIGHT TO DISMEMBER



Année : 1983
Pays : U.S.A.
Durée : 1H07
Catégorie : Slasher
Genre : La leçon de cinéma de Kad et Olivier
Réalisatrice : Doris Wishman
Acteurs : Samantha Fox, Diane Cummins, Saul Meth,
Miriam Meth, Bill Szarka...


Dur métier que celui de chroniqueur de nanar. Un véritable sacerdoce, comme le dirait notre chère consoeur journaliste Pénélope Solète. On croit avoir tout vu, tout fait, tout passé en revue au niveau de la bévue cinématographique, Et pourtant. L'un des paliers les plus récents en matière de nawakisme sur pelloche fut sans conteste la Turkish-sploitation, dont les figures de proue sont sans conteste Çetin Inanç niveau réalisation, et sa muse, ce bon vieux Cüneyt Arkin, le Alain Delon Turc, tête d'affiche récurrente de ses productions. Pour ceux qui auraient manqué des cours de nanardise, la turkisherie a pour particularité de présenter des films largement inspirés de succès occidentaux, pour ne pas dire carrément pompés, quand on s'aperçoit que l'on y retrouve des plans carréments repiqués des films originaux, et même parfois des extraits de bandes originales bien connues. On ajoute à cela des effets spéciaux à base d'objet en cartons, un niveau d'actorat complètement hystérique, le tout mixé dans un montage joyeusement chaotique et bordélique.


Notre valereux inspecteur qui décrochera un nombre incalculable de fois ce foutu téléphone...


"Elle est comment Samantha Fox ? Elle est très distinguée..."

Pourquoi introduire la chro de « A Night To Dismember » par un rappel sur la Turkisherie ? On a eu l'occasion de voir par les nombreuses chroniques de ce site que le nanar occidental est assez différent de ces gloubi boulga cinématographiques que sont les turkisheries. Si le résultat est tout aussi catastrophique, les productions occidentales tentent de faire en sorte que les films en questions tiennent debout, qu'ils soient un minimum cohérents. La principale différence sont les moyens financiers proches du néant que les réalisateurs tentent de masquer difficilement qui rendent le tout fascinant. Contrairement aux réalisateurs Turcs qui font leurs films avec des choses piquées à droite à gauche et qui ne s'en cachent carrément pas, le tout assemblé par trois bouts de scotch. Il était donc rare de trouver une production occidentale se rapprochant de cette définition du « film ». Et bien on en a trouvé un, en la personne de « A Night to Dismember », slasher fauché et malchanceux, réalisé par une des têtes d'affiche de la sexploitation, Doris Wishman, à qui l'on doit déjà « Super Nichon contre Mafia ».



Pourquoi malchanceux ? Car le film a subi les pires emmerdes avant même sa sortie en salles. Même si le film en l'état dans lequel il est sorti laisse quand même envisager de quelque chose de passablement foireux, sa mésaventure le plonge complètement dans les abysses du n'importe quoi. En effet, une fois le film terminé, la pelloche a pris feu dans le laboratoire dans lequel cette dernière devait être traitée. Doris Wishman a alors usé de tous les stratagèmes pour reconsituer un métrage censé tenir debout. Mais ne trouvant que des bouts de ficelles et autres scotch usagés pour rafistoler son film, le résultat est, pour notre plus grand bonheur de nanarologue (ou pour le plus grand désarroi de notre santé mentale), complètement hallucinant, proche de l'absorption de poppers dans une centrale nucléaire.



Le pitch pour commencer: l'histoire est celle de Vicky (incarnée par Samantha Fox (l'actrice prono, pas la chanteuse)), descendante d'une famille de tarés qui compte plus de psychopates que de doigts sur la main d'un lépreux: son oncle avait fait tuer sa femme (se pendant par la suite, pris de remords, il n'avait pas prévu que le meurtre entrainerait la mort de celle-ci. Il avait prévu, au pire, quelques égratignures.), tandis que sa fille massacra sa propre soeur avant de mourir elle-même en trébuchant comme une conne et atterrissant sur le tranchant de sa propre hache! Un détail d'autant plus savoureux puisque ce n'est pas censé être un gag... Et Vicky donc, qui massacra deux jeunes gens (dont la sexualité les rapproche sûrement d'un doux sobriquet fréquemment utilisé par un rappeur québecquois) de passage dans la cave de sa maison. Une raison valable pour un massacre. C'est vrai quoi, pénétrer dans la cave c'est comme violer l'intimité des gens. Du coup, direction l'internement psychiatrique. Une dizaine d'années plus tard, la voilà libérée, et qui réintègre le foyer familial. Seulement voilà, frangin et frangine n'ont pas franchement envie de se farcir une dingo dans la maison, et décident d'user de vils stratagèmes pour renvoyer la sorcière illico presto à l'asile. Son frère tentera de la faire retomber dans la folie, en lui faisant croire qu'elle est victime d'hallucinations, par exemple en se déguisant ingénieusement en zombie des marais (promizoulin!), tandis que sa soeur commettra des meurtres afin de faire porter le chapeau à sa frangine.



Un zombie militaire se cache dans ces fourrés. Sauras-tu le retrouver ?

Voilà donc le postulat de départ, déjà bien fourni en surprises, à cette expérience filmique. Maintenant, comment peut-il être traité suite aux mésaventures précédemment citées qui sont survenues après le tournage ? Il faut savoir déjà qu'après l'incendie de la pellicule, tout élément sonore s'est retrouvé anéanti. Il a donc fallu tout refaire de A à Z, même si les ¾ de l'alphabet sont passés à la trappe dans ce cas précis. Mais je reviendrai plus longuement sur cet aspect du film, car il constitue le gros de l'hallucination provoquée chez le spectateur. Il faut néanmoins commencer à aborder une partie de ce point pour parler de la narration du film. En effet, du fait de dialogues désormais inutilisables, la trame du film se déroule selon le point de vue du narrateur. A savoir celui de l'inspecteur menant l'enquête sur les meurtres provoqués par la soeur de Vicky, et dont la coupe de cheveux magique ne cessera de changer tout au long du film (et dont on remarquera également la faculté incroyable à pouvoir raconter des évènements auxquels il n'était pas présent). De ce fait, le narrateur occupe 90% des « dialogues » du film, faisant sauter ceux initialement prévus. Ceux qui ont dû être sauvés pour tenter de garder un fil conducteur un minimum cohérent (et malgré tout c'est pas chose aisée) ont été intégralement redoublés par deux personnes (pour environ une dizaine de personnages en tout dans le film, tout de même...), dont, évidemment, la voix servant pour celle du narrateur. Nos vaillants doubleurs qui n'ont peur d'aucun défi serviront à autre chose, mais j'y reviendrai.




Le montage ensuite. C'est sur ce point que le film se rapproche le plus des turkisheries dont je vous parlais en préambule. La pelloche étant en grande partie sinistrée, il ne restait donc pas assez de métrage pour lui appliquer l'adjectif de « long ». Cela aurait pu se transformer en court, mais cela aurait rendu un truc encore plus incohérent que le film sorti au final, la faute à divers pans entiers manquants dans l'histoire. Doris Wishman a donc réintégré des scènes coupées dans son film, afin de rallonger tout ça dans la douleur (pour rappel, le film fait à peine plus d'une heure!). Mais malgré tout cela, le spectateur sent que cela ne fut pas suffisant, au vu des nombreuses scènes et morceaux de scènes réutilisés plusieurs fois, ce qui se remarque d'autant plus que la plupart sont réutilisés à seulement quelques secondes d'intervalles. On a même droit à quelques variantes, puisque certaines sont carrément réutilisées à l'envers! On remarquera également l'utilisation classique du Stock Shot, notamment lors d'une scène érotique où l'homme et la femme de la scène en question changent de coupe de cheveux selon l'humeur du plan. La palme du recyclage revient une fois de plus à notre vaillant inspecteur de police dont la scène du décrochage de téléphone restera imprimé dans les rétines du fait de son abusive redondance.



Oui, ces deux images sont bien issues de la même scène...

Chose plus étonnante dans ce montage, on pourra s'apercevoir que certains rôles sont joués... par plusieurs acteurs! On retiendra surtout le rôle du frère de Vicky, joué par deux acteurs qui ne se ressemblent absolument pas, suscitant le doute à chacune de ses apparitions, tellement on se demande qui est la personne censée être représentée à l'écran...


... Et oui, c'est censé être la même personne...

Passons rapidement un autre point plus classique, (qui ne relève pas du montage ou de l'incident de la pellicule que même Head & Shoulders n'aurait rien pu y faire) les effets spéciaux, qui nous laissent penser que, même sans ces problèmes de post-production, le film n'aurait pas bénéficié d'une aura glorieuse. On notera un surabus de couleurs en négatif, de superpositions d'images hallucinatoires, de têtes en plastiques, de coups de haches aussi vifs qu'un mouvement d'éventail, et d'autres costumes de zombies réalisés par la section 4ème année de Maternelle de la banlieue du Connecticut. Mais tout cela est à découvrir de visu, car en parler n'est que dérisoire comparé au reste, notamment le dernier point que nous allons aborder...


Tremble Peter Jackson devant une telle débauche d'effets numériques!


"Hé les mecs y'a Roger qui m'a fait peur tout à l'heure en mettant son pouce et du ketchup dans une boîte d'allumettes! J'y ai trop cru! Alors avec une tête les gens vont chier dans leurs frocs!"

Car oui, là où le film achève le spectateur dans tous les sens du terme, et atteint le superbe, c'est bien dans sa bande originale et son ambiance sonore, complètement à la ramasse. Mine de rien, cela nous fait prendre conscience de l'importance du son dans un film. On ne l'écoute que passivement la plupart du temps, mais inconsciemment ça joue sur l'impact du film. Avec ce film, cela n'a jamais été aussi vrai. Par où commencer déjà. Revenons sur le point déjà abordé tout à l'heure, les dialogues tous redoublés par deux doubleurs kamikazes. Là où nos deux comédiens se surpassent (sûrement obligés sous la contrainte de ne jamais revoir leur famille), c'est qu'ils vont jusqu'à doubler... les bruitages du film! Si deux ou trois bruitages issus du tournage ont quelque peu survecu (des cris notamment), tout le reste est assuré à la bouche par nos doubleurs de l'extrême, qui sont sûrement bien contents qu'on ne connaisse pas leur identité. Les bruitages passent par les cris bien sûrs, mais également de la chair écrasée ou bien l'aboiement d'un chien, un peu comme dans la scène bruitée à la bouche de La Cité de La peur! Complètement surréaliste. De plus la qualité de l'enregistrement est telle que l'on devine sans mal les piètres conditions de l'exercice puisqu'il n'est pas rare d'entendre quelques bruits de fond ou bien une main, une bouche ou que sais-je encore... venir taper violemment contre le micro!


"Alors là ce film me perfore le fondement!"

Mais l'ambiance sonore n'en reste pas là puisque le meilleur nous est réservé avec la bande originale du film. N'ayant sans doute pas le temps de refaire une musique originale pour le film, Doris Wishman a sans nul doute été pêcher les premières musiques qui lui tombaient sous la main. Et cela veut bien dire ce que cela veut dire, elle a vraiment pris n'importe quelle musique, au pif, sans la moindre recherche de cohérence avec le thème du film, à savoir un film d'horreur. Ainsi, si des musiques d'angoisse sont bien présentes, nous pourrons également trouver du disco funky, de la musique de cartoon, des musiques d'ascenceur pour vidéo d'entreprises, ou bien encore (et ça c'est le must) de la musique qui serait parfaitement adaptée à un porno des années 70. L'irruption de cette dernière déclenche d'ailleurs toujours l'hilarité, tombant toujours aux moments où l'on s'y attend le moins, dans les situations les plus inappropriées (genre une course poursuite censée provoquer l'angoisse). Mais le pire est sans doute la gestion de ces pistes musicales, très courtes, s'enchaînant sans aucune transition. Il n'est même pas rare que plusieurs musiques se chevauchent les unes par dessus les autres, ou bien que la même piste se répète en boucle plusieurs fois d'affilée. Bref, une véritable apocalypse auditive qu'aucune oreille n'est prête d'oublier, même quand on s'est tapé l'intégrale de Normand L'Amour.



Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de choses à dire ce film. Comme par exemple la scène où la soeur de Vicky rêve qu'elle se fait massacrer par ses parents au ralenti pendant qu'elle pousse des gémissement orgasmiques, le stip tease complètement impromptu en plein milieu du film, une scène de tension très appuyée par le jeu d'oeillades du père de Vicky... Mais ce serait gâcher les innombrables surprises et aberrations que réserve ce film, qui ne dure pourtant qu'1h08! On ne remerciera donc jamais assez la société qui a bousillé la pelloche de ce film, pour nous avoir ainsi livré l'une des premières turkisheries occidentales qu'il nous ait été donné de voir. On aurait aimé quelques scènes avec des trampolines, mais bon, n'est pas Cüneyt Arkin qui veut.


Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Mercredi 8 octobre 2008
Je dois t'avouer un truc cher lecteur. Chaque semaine tu me fais angoisser. Oui, désolé de rejeter une telle responsabilité sur tes épaules pendant que tu bouffes ton sachet de chips au paprika, mais il fallait que tu le saches. Depuis que j'ai relancé ce blog, je ne cesse d'essayer de trouver comment occuper ton attention le plus régulièrement possible. Et ce n'est pas chose aisée, car en effet, il m'est souvent difficile de déterminer ce qui me plairait à mettre ou à raconter ici. Les sujets vraiment propices à ma franche hilarité, ou pouvant le devenir, ne sont pas forcément légion, comme le disent les chèvres (le temps de de comprendre cette vanne, l'Internet aura été remplacé par le Minitel (à nouveau)). Je me suis tenu la promesse de faire en sorte que ce blog ne fasse plus le mort, et angoisse donc à chaque fois de trouver de quoi le nourrir.

Et puis des fois, il y a des jours comme ça, où l'on tombe sur du pain béni. Des sujets tellements incroyablement hilarants que je me demande si un fan hystérique ne l'a pas faite exprès pour moi, que je me sente rassuré pour la prochaine mise à jour... C'est ainsi que cette semaine, j'ai découvert qu'un facétieux producteur de fruits, à eu l'immense idée de vendre des bananes à l'éffigie de Kirikou, le petit guerrier pygmée de ce pittoresque continent là, juste sous la Corse...



Ami producteur fruitier à l'origine de cette hilarante opération marketing, je voudrai t'embrasser fort sur la bouche. Car associer un enfant Africain à des bananes, fruit cliché par excellence parmi les blagues racistes sur les noirs, je ne peux que m'agenouiller devant une telle audace.

Alors certes, ils auraient pu aller au bout du truc, comme vendre le tout dans une grande feuille de bananier, par un vendeur déguisé en guerrier Massaï avec un os dans le pif, vous disant "c'est 5 eurrrrros Missié!" et un sachet de coton en cadeau. Mais que voulez-vous, on ne peut pas penser à tout, c'est déjà bien qu'on puisse trouver cette poilante offre dans nos rayons.

Alors certes, j'entends déjà d'ici les esprits chagrins me dire "Ouaiiiiiis mais t'es vraiment trop con, y'a sûrement aucun sous entendu là dessous, etc, etc...". J'ai envie de répondre "certes", et "sûrement", ainsi que "planche de bois", mais ça n'aurait rien à voir. Certes ça n'a rien sûrement à voir...



... MAIS ALORS PUTAIN QU'EST-CE QUE C'EST DRÔLE QUAND MÊME, MERDE! DES BANANES KIRIKOU, QUOI!



C'est ainsi que la maison MVCDLM ne compte pas en rester là, et entend bien proposer ses services à ce facétieux marchand de fruits et à son associé marketing maboul, si ceux-ci venaient à tomber sur ce blog. Voici donc des offres et services imaginés par mes soins, que j'espère voir fleurir un jour sur le marché. Allez-y, c'est cadeau.










Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Jeudi 2 octobre 2008
Des fois, quand on est dans son bain, on a des super idées de gag:
Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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Mercredi 24 septembre 2008
La vie est quand même remplie de gens qu'ils sont formidables.

Tenez par exemple, à brûle pourpoint, tout de go, dans l'immédiat (oui je viens d'acheter le dictionnaire des expressions lourdes et pompeuses), c'est en m'adonnant à une de mes saines lectures intellectuelles hebdomadaire - Télé Loisirs - que je m'en suis rendu compte. C'est ainsi que, dans le numéro de cette semaine, on a un magnifique reportage sur la journée de ce formidable journaliste qu'est Jean-Marc Morandini, dont l'émission enchaîne les réactions offusquées de mémères à la retraite parce que Laurent Romejko a dit "zut" dans les Chff' et les Lett' et des braves gens qui trouvent que Vu du ciel "aaaah ça fait du bien sur le service public quand même".

On apprend ainsi que Jean Marc Morandini, pour lire le programme télé afin de préparer son émission du matin, se lève à 6 heures. Carrément. Et Télé Loisirs nous le prouve volontiers avec cette photo:




Ouah! Quel forçat de travail! Je suis béat d'admiration comme le dirait Emmanuelle (Béat... Emmanuelle... Emmanuelle Béat... Ok laissez tomber). On doit même supposer qu'il se lève encore plus tôt, puisqu'en fait, à 6 heures, il est déjà frais et dispo, bien habillé comme pour aller à la Messe. Ce qui force encore plus le respect. J'irai même encore plus loin, il s'est levé encore plus tôt puisqu'il est allé jusque chez son buraliste acheter le journal. Buraliste qui, par déduction, a ouvert au moins dès 6h, si ce n'est avant, et donc qu'il s'est levé très tôt pour se préparer, réceptionner les journaux, les achalander, et ouvrir son magasin! Ce qui prouve vraiment que l'ami Jean Marc, il vit pas dans un quartier de tafioles. En tous cas, j'veux bien qu'ils m'indiquent leur recette magique pour que je botte le cul à mon buraliste, parce que le mien il n'ouvre qu'à 8h, cette feignasse de gauchiste.

Même la télé de Morandini est magique. Dès 6h, il est au taquet, en train de se régaler de la Matinale de Canal+. Encore une preuve que dans le quartier de l'ami Jean Marc, même les présentateurs télé se lèvent juste pour eux, pour les récompenser de leur dévouement à dépenser ainsi tant de sang et de sueur. Ainsi, il peut regarder la Matinale de Canal+ dès 6h du mat'! La chance. Alors que moi, quand je me lève à 6h du matin, bah Maitena Biraben elle est pas dans ma télé à dire "Bite - Prout - Tralala". Et pour cause:




Même cette lavette de Leymergie ne commence qu'à 6h30! Quelle chochotte, vraiment! Alors que mon Jean Marc lui, il se lève à 4h30 pour lire le programme télé qu'il va chercher chez son marchand de journaux  magique à 5h30, il a déjà fait le tiers du boulot que Leymergie n'a même pas encore commencé. Pour preuve que dans le quartier de Morandini, tout est plus mieux que meilleur, quand il regarde La Matinale à 6h du matin, le studio vitré de Canal+ qui donne sur l'extérieur laisse passer les grands rayons du soleil comme s'il était 9h. Magique j'vous dit! J'suis même sûr que son haleine à Jean Marc, elle sent le bonbon, et que de ses robinets coule du sirop de Marshmallow. La sseucla.

Alors que chez moi, mon robinet il fait couler de l'eau, et il fait encore nuit... Mais au moins je dors encore.
Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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