Présentation

  • : Ma vie c'est de la merde et je l'échangerais bien contre celle du roi du Maroc.
  • maviecestdelamerde
  • : Weblogs
  • : Vous rêvez d'un blog sans langage SMS ? Vous rêvez d'un blog qui ne nécessite pas la consultation systématique du Bescherelle ? Vous rêvez d'un blog intéressant ? Alors ce blog est pour vous (sauf pour un blog intéressant, ne rêvez pas trop). Résu
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
 
Vendredi 21 décembre 2007
VOTRE AVENTURIER DE L'EXTRÊME A TESTÉ AU PÉRIL DE SA VIE ET DE SA SANTÉ MENTALE LA PLUS TRAUMATISANTE DES EXPÉRIENCES...

Lors d'un récent samedi soir, il se trouvait que j'avais rien à faire. Alors il m'est pris de regarder ceci:


Et là vous vous dites, "faut vraiment être au fond du trou pour regarder cela". Ce n'est pas faux, étant donné le peu de sympathie que j'ai pour le bonhomme, comme la plupart d'entre vous venant ici, je suppose.

Toutefois, j'ai voulu me livrer à une expérience intéressante. Plutôt que de vanner son one man show sans l'avoir vu, il se fallait être plus intelligent que lui, qui n'arrête pas de se plaindre que ceux qui critiquent son spectacle, et ben ne l'avaient tout simplement pas vu. Et bien soit. J'ai donc relevé le défi. Et maintenant que la chose a été vue dans son entier, je vais pouvoir me faire une joie de le descendre en flèche sans aucun état d'âme.

Car oui, et même si cela n'est pas une surprise, ce spectacle est une catastrophe sans nom. Mais au delà du fait que ce spectacle soit à chier, il m'a paru important de vous décrire l'expérience que procure la vision du one man show de monsieur Essebag.

Là où la plupart des mauvais comiques (genre anne Roumanoff, Noelle Perna, François Xavier Desmaisons ou Sellig) n'entrainent qu'un énorme énervement nous poussant à zapper dès les premières minutes et à ne jamais y revenir, l'"humour" d'Arthur (étalé sur deux heures pleines, je vous prie) nous laisse béats, enfoncés dans notre siège, nous laissants incapables de pouvoir appuyer sur le bouton "Stop", tellement on a envie de voir s'il peut encore faire une vanne encore plus pitoyable et mal jouée que la précédente.

Les textes de notre ami animateur/producteur/comique troupier sont d'une telle ringardise et d'une telle banalité, que le simple fait d'entendre des rires provenir du public nous paraît énigmatique. En effet, sur les deux heures que composent son show, Arthur nous assome de petites remarques sur le quotidien. Je ne sais pas si vous vous rappelez de cet épisode des simpsons regarde un stand up à la télé. La scène donnait à peu près cela:

Télé: - Ca vous est déjà arrivés d'aller aux toilettes ? *rires* Et qu'il y a plus de papier ? *rires*
Homer: - Hihihi! Je rigole parce que c'est vrai!

Voilà. Vous remettez maintenant ? Et bien imaginez un spectacle composé uniquement de ce genre de remarques. Cela vous donne "Arthur en Vrai".

La découverte du spectacle se découpe en 4 phases.

1 - Les rires nerveux.

Même si l'on s'efforce de vouloir regarder ce spectacle avec un oeil totalement vierge alors que l'on peut pas sacquer le bonhomme, il est difficile de ne pas avoir d'a-priori. Ainsi, les premières vannes nous paraissent complètement nazes et l'on ne peut alors s'empêcher de lâcher un rire nerveux dès les premières minutes, où Arthur imite un vendeur de jeans effeminé dans une caricature pleine de finesse, ou bien quand il compare une fille grosse dans un jean taille basse à un muffin. Et pourtant, après ces quelques minutes, il nous apparait que ces vannes sont réellement nases. C'est là qu'arrive alors la deuxième phase.

2 - La consternation.
La phase la plus longue, d'environ 3/4 dh'eure une heure. Pendant cette période, on espère qu'Arthur va lâcher au moins une bonne vanne. Mais même pas. On reste coincé devant l'écran à espérer pour lui. Mais quand il sort une bonne vanne, elle est gâché par son jeu de scène complètement catastrophique. Mais j'y reviendrai. PAssé cette phase, nous voici arrivés à la troisième.

3 - L'ennui
La compassion et le désarroi du spectateur ne prennent plus, et lassé de ne pas voir l'humoriste nous déclencher un seul rire, les vannes commencent à nous passer par une oreille pour resortir instantanément par l'autre. On n'y fait plus gaffe, on s'y est habitué, et on attend la fin en souffrance. C'est là qu'arrive la quatrième phase...

4 - La délivrance
Le générique de fin arrive, et on peut enfin souffler. La torture est finie, même si la phase finale est la plus difficile et douloureuse (j'y reveindrai) comme dans tout effort physique ou mental.

Maintenant, de quoi est composé ce spectacle ? De vannes évidemment. Mais les textes sont d'une telle ringardise et d'une telle banalité, c'est bien simple, il s'agit d'une immense compile de remarques à deux balles qu'on peut se faire entre potes. Ca nous fait marrer deux minutes, mais deux heures... Mais le pire, c'est que Arthur étiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire ces dites vannes en longueur. Exemple:

- Dites, vous avez remarqué les femmes bah c'est pas comme dans les pub! Quand elles font leur shampooing...
*Là il imite une femme se frottant les cheveux sensuellement*
C'est pas comme dans les pubs hein! Et quand elle met ses collants!
*Là il imite une femme se caressant sensuellement les jambes en chantant la pub Dim*
C'est pas comme dans les pubs hein! Et quand elle se coiffe!
*Là il imite une femme qui se coiffe sensuellement*
C'est pas comme dans les pubs hein!


Etc, etc...

J'exagère à peine, le fait qu'en plus il répète les mêmes phrase alourdit la seule et unique vanne sur laquelle il vient de passer 5 véritables minutes. Et encore je ne vous parle pas des vannes sur les ex ("la puuuuuute!") ou ses parents juifs...

Tiens, rien que pour vous évoquer la longueur de ses vannes, il se met à faire des quolibets sur les femmes dès le début de son spectacle (on passera d'ailleurs sur la putain de mise en scène où il enchaîne l'intro et le premier sketch en moins de 2 minutes chrono) et cela dure pendant près d'1h30! Un sketch d'une heure 30. je vous assure que j'exagère à peine.

Là où l'on pourra pas faire de reproches à Arthur, c'est d'avoir osé un peu d'originalité, en introduisant des séquences sur un écran. Mais là encore le tout est gâché par le talent comique de notre ami. Exemple, Arthur nous parle de sa compagne Estelle, et propose de l'espionner via un satellite. Pour faire vrai, ils ont mis une animation d'écran d'ordinateur avec pleins de trucs super high tech. Et là arrivent la compile des vannes "high tech" d'arthur:

- Alors connecting, ça veut dire qu'il me connaît! Hihihi
- Alors password, ça veut dire six points noirs en anglais! Hihihi
- Alors en haut y'a marqué Signal, c'est parce que c'est sponsorisé par un dentifrice! Hihihi!


J'en passe et des meilleurs.... S'en suit une séquence avec sa femme qui nous fait comprendre pourquoi le film "Frontières" de Xavier Gens dans lequel elle joue, n'est pas encore sorti...

Mais parfois la consternation nous vient aussi du public qui, en dehors de rire et/ou d'applaudir à des endroits où il n'y a pas de vannes, nous gratifient de séquences bien curieuse...

LA MINUTE "NOS AMIS BELGES NOUS FONT PARFOIS UN PEU PEUR"

(Belges, car oui, le spectacle a été enregistré en Belgique).

Arthur est en pleine phrase, et soudain, il est arrêté net dans on élan par la remarque d'une spectatrice du premier rang. Il s'approche et lui fait répéter:

- Je peux vous renifler les fesses ?

Stupéfaction d'Arthur et évidemment, rires gras dans le public. Arthur se prend alors au jeu et présente son postérieur a la demoiselle. Celle ci alors ne se prive pas pour aler lui malaxer bien fermement son postérieur. En guise de conclusion, la touche raffinement d'Arthur:

"Maintenant je peux vous renifler les nichons ?"

C'ÉTAIT LA MINUTE "NOS AMIS BELGES NOUS FONT PARFOIS UN PEU PEUR"

Je passe certains moments où le public répond à certaines répliques d'Arthur, on ne sait pas bien pourquoi...

Je crois vous avoir tout dit, si ce n'est la fin, qui prouve que Arthur, jusqu'au bout, ne nous épargnera rien. Pour nous prouver que c'est un gars sensible et surtout, un "vrai gens", il ne peut s'empêcher de conclure son spectacle par un discours rempli de pathos dégoulinant à en crever:

La minute "Pathos de la mort"
"Il était une fois, un papa qui rêvait de devenir un papillon, parce que tu sais chéri le papillon, il a trois vies, trois chances, ma première vie j'ai été chenille tout en poids de bas du pied, j'étais bien chez mes parents, puis j'ai grandi et je suis rentré dans ma deuxième chance, ma deuxième vie, je suis devenu chrysalide la chance m'a sourie, aujourd'hui grâce à la télévision et la radio je vis dans un cocon, j'aurais pu en rester là mon ange, pourtant pour toi et grâce à tout ces gens qui sont dans ce cirque ce soir, je crois que je suis rentré dans ma troisième chance, ma troisième vie, celle du papillon, du papillon qui prend son envol , et tanpis, tanpis si je me brûle les ailes."


C'est beau comme du BHL...

Mais surtout ce qui reste après la vision de ce spectacle, est le vide intérieur que l'onressent, une sorte de micro-déprime... Rarement un spectacle comique nous donne cette sensation... Quand je vous dis que c'est une expérience à prt entière.

Voilà, je crois que je vous ai dit à peu près tout ce qui il y avait à savoir, j'en oublie sûrement, mais ceux ayant subi la même traumatisante expérience pourront compléter mes dires...

Aaaaaaah, ça fait un bien fou...

Et comme y'a pas de raison que je sois le seul à souffrir, vous avez bien mérité un petit extrait...

 

Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter

Créer un Blog

Créez votre blog gratuit
 
Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus