La Playlist

Nouveau Morceau



ASIAN DUB
FOUNDATION



"No Fun"
(feat. Iggy Pop)


Extrait de l'album:
"Punkara"


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Mardi 18 novembre 2008
Bon alors là, faut que j'extériorise, sinon je vais finir par frapper quelqu'un. Alors que tout le monde en a après la crise monétaire ou les nouvelless chansons de Bertrand Cantat, perso j'ai envie de m'en prendre à d'autres gibiers.


A MORT LES PUBLICITAIRES DROGUÉS



Que l'on soit bien clair, je ne suis clairement pas un anti pub. Ces espèces de connards faussement rebelles qui trouvent que la publicité asservit le bas peuple à la solde de la machinerie capitaliste et rend pas beau le paysage urbain. Si dans le fond, ils n'ont pas tout à fait tort, on ne peut clairement qu'avoir envie de leur enfoncer leurs bombes de graffitis bien profondément dans le tréfond de leur trou du cul, tellement le seul moyen qu'ils ont trouvé pour lutter contre la pub est d'inonder les essaces publicitaires (et accessoirement ce qu'il y a autour au cas où on n'aurait pas pigé) de vieux tags moisis à la bombe de peinture orange moche à base de slogans basiques et ridicules comme "la publicité, c'est pas bien" ou "Jacques Séguéla = Caca". Là où certains de leurs homologues  américains font preuve d'originalité en détournant les publicités de base grâce à de malins trompes-l'oeil, les anti-pubs français se résument à des actions de militantisme naze en rendant encore plus moche l'espace urbain qu'ils considèrent déjà comme amochés. Passons cette intro en forme de parenthèse "j'aime pas les gens" pour dire que, parfois, ce sont les publicitaires qui méritent qu'on leur fasse manger leur ordinateur portable entre leurs ratiches. J'en veux pour preuve l'immonde publicité pour les produits laitiers qui tourne depuis plusieurs mois sur nos écrans, et dont la direction artistique m'échappe totalement, si ce n'est que je ne vois qu'une seule explication: l'absorption massive de la totalité des médicaments de la pharmacie de Samy Nacéri. Pour ceux qui ne regardent pas la télé, je leur explique en gros: Une vache géante se caresse les pis, pendant qu'une tripotée de squelette nains dansent une espèce de prière indienne tout autour, le tout sur un remix immonde de Staying Alive à base de voix déformées en vocoder et accélérées au maximum que les machines de déformation peuvent le permettre L'un d'eux semble ne pas se sentir super bien. Pendant que les squelettes nains dansent, des produits laitiers sortent des pis de la vache (!), dont nos amis monstres se goinfrent allègrement. Tous sauf un: notre ami mourant qui tourne de l'oeil au fur et à mesure que les insupportables secondes de cette publicité avancent. Pendant ce temps là, à force de se masturber, la vache éjacule du lait, et transforme la scène en bukkake géant. Le squelette anémique n'y a toujours pas droit, et se trouve être à l'article de la mort. C'est alors que ses amis le transportent vers la vache, et se met à lui têter les pis. Les autres squelettes continuent leur danse vaudou, apparition du slogan, fin. Ouf... J'arrive même pas à croire ce que je viens d'écrire, et pourtant c'est exactement ce que je viens de décrire (bon peut être pour le bukkake, j'exagère un peu... Je parlerai plutôt de gang bang laitier). Glauque et horripilant. Mais sérieusement, comment le cerveau d'un être humain normalement constitué peut sortir une horreur pareille ? Comme un publicitaire normal peut imaginer un tel concept pour vendre un produit ? Comment une coopérative laitière peut-elle, en supplément, accepter que son image soit véhiculée par ce délire hippie sous bad trip ? J'ai sérieusement envie de casser la gueule aux responsables de cette horreur, tellement l'incompréhension et l'énervement s'emparent de moi à la vision de cette chose qui n'a aucun sens. C'est pourquoi mes frères et mes soeurs, je préconise l'envoi massif de lait en poudre à la coopérative laitière et l'agence de publicité (qui s'appelle "La Chose", ça ne s'invente pas...) responsable de cette horreur, afin de remplacer le coke qui circule un peu trop dans leurs narines. Ce ne sera sûrement pas moins nocif, mais au moins on est surs qu'ils en crèveront.



A MORT LUC BESSON



Alors là, non. Je dis stop. Il faut arrêter Luc Besson. Par tous les moyens. Si je suis plutôt prêt à prendre sa défense en tant que réalisateur (après tout il a plutôt réussi son ambition de s'investir dans des films de divertissement plutôt agréables dans l'ensemble), en tant que producteur, le constat est loin de provoquer chez moi le même sentiment. Ca m'est venu du soir où j'ai maté le plus mauvais film de ma vie: Yamakasi. Une espèce d'horrible sous-téléfilm démago à la moralité gerbante (voler et agresser c'est trop cool quand il s'agit de sauver des enfants qui n'écoutent pas ce qu'on leur dit) au jeu d'acteurs aussi charismatique qu'un escargot collé au sol. Si il a également produit des films qui semblent plutôt bons (il paraît que Trois Enterrements  (de Tommy Lee Jones) est très bon, et 15 Août est un sympathique passe temps), Besson s'est , la plupart du temps, vautré grassement dans le divertissement banlieusard de bas étage tels que Yamakasi donc, les Taxi, dont la qualité n'aura cessé de chuter du niveau aussi peu haut qu'il n'était déjà, ou encore le sans doute trop fabuleux Banlieue 13 (dont le prochain volet (pompeusement intitulée "Banlieue 13 Ultimatum") est en tournage!). Mais là je crois qu'on explose tout. Besson veut donc se tourner vers la comédie populaire, et à donc mis dans un shaker tout ce qu'il y a de plus populaire en ce moment (enfin... ça l'était jusqu'au bide de la pièce de Bigard (Monsieur moustaches ou un truc comme ça))... Ca nous donne donc l'équation suivante: Bigard + Samantha Oups + Luc Besson = LE MISSIONAIRE. Déjà, appeler un film "Le Missionaire" avec Bigard, c'est une autoroute à tous les chroniqueurs sans imagination (qui a dit Arianne Massenet ?) pour demander à ce dernier si c'est à cause du titre qu'on a fait appel à lui ("Alors Bigard dans Le Missionaire, hohoho, à quand le 69, héhéhé"). Mais en plus de lui rajouter le mec de l'insupportable série Samantha Oups comme Sidekick comique, cela nous laisse penser à une prochaine émeute dans les banlieues que le gros Luc affectionne tant (et on ne pourra pas leur donner tort). Le tout réalisé par un total inconnu, qui s'avère surement être une fois de plus un de ses anciens larbins piochés au hasard sur un de ses films. Je crois que rien que pour ça, Luc Besson mérite d'être attaché en bas d'une cage d'escalier d'une barre HLM en criant "Le rap est une musique de tarlouzes et Joey Starr suce des bites", et s'enfuir (Note après édit: j'arrive même pas à croire que j'ai pu faire une faute pareille...) en laissant faire la nature. Je crois que vous serez encore plus d'accord en voyant la bande annonce de ce même film ci-dessous. Ah, et au passage, le graphiste de sa boîte de prod mériterait le même sort pour nous servir à chaque fois la même affiche de détourages réalisés à la machette sur fond bleu ciel fluo. Allelujah.


Par Guillaume - Publié dans : maviecestdelamerde
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